En consacrant à l’Inspection générale des services de l’état, un département ministériel à part entière, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lance un message des plus clairs : la transparence à grande échelle. Jusque-là, il s’agissait d’un organisme qui dépendait de la Présidence, en vertu du décret présidentiel n° 21-540 du 28 décembre 2021. Mais, à l’occasion du dernier remaniement du gouvernement coïncidant avec la rentrée sociale, le chef de l’état a nommé Brahim Merad en tant que ministre d’Etat, chargé de l’Inspection générale des services de l’état et des collectivités locales. L’ancien ministre de l’Intérieur qui a déjà fait ses preuves, est désormais chargé de surveiller et de contrôler le fonctionnement des services de l’état. Mais, pas que ! En effet, son nouveau département aura pour prérogatives également, de suivre les conditions de réalisation, de mise en fonctionnement et d’exploitation des projets d’investissement d’intérêt national. Il faut savoir aussi que parmi les missions de l’Inspection figure l’exercice du contrôle sur le fonctionnement des institutions, des entreprises et autres établissements à vocation de service public, bénéficiant du concours financier de l’état. En d’autres termes, l’heure est aux comptes et le moindre centime dépensé doit trouver son justificatif. Fini les dépenses sans contrôle. Tout un département ministériel, avec une armée d’employés et de spécialistes, se consacre à la surveillance, au contrôle et à la demande de comptes. Sans crier dans un discours ou à une quelconque occasion, le message du Président Tebboune à tous les commis de l’état, ministres, walis, directeurs et autres responsables de quelque niveau que ce soit, est clair : vos dépenses passent à la loupe. Par ailleurs, des observateurs y voient un moyen de suivre l’action du gouvernement. À maintes reprises, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué dans ses entretiens avec les représentants de la presse nationale, la non-application des décisions prises et la bureaucratie qui entravent le développement et la prise en charge des doléances des citoyens. Des avertissements qui, semble-t-il, n’ont pas suffit à rétablir l’ordre et la discipline dans le fonctionnement des services de l’état. D’où la création d’un tel département. Reste à savoir maintenant, comment le travail de ce nouveau ministère allait se déployer sur le terrain et avec quels effets ? Des questions qui devraient être éclaircies avec une sortie médiatique du ministre d’état à sa tête, à savoir Brahim Merad .
Farid B.

