Tassili n’Ajjer:Les tribus scellent leur union face aux manœuvres de division

Dans une démonstration unanime de cohésion et de loyauté envers la Nation, les chefs et notables des tribus du Tassili n’Ajjer ont catégoriquement rejeté les récentes tentatives visant à imposer illégalement un prétendu «Amghar n’Ajjer». Ils ont qualifié cette démarche d’illégale, étrangère à leurs traditions ancestrales et dangereuse pour la stabilité de la région.
Les participants ont fermement averti que toute initiative cherchant à contourner la légitimité coutumière et institutionnelle pourrait entraîner de graves conséquences pour la sécurité et la cohésion sociale.
Les 41 chefs et notables réunis ont exprimé leur refus absolu de ce qu’ils ont décrit comme une manœuvre visant à créer une légitimité parallèle. Ils ont mis en garde contre des discours trompeurs, prétendant œuvrer pour le rassemblement, mais servant en réalité à masquer des dépassements portant atteinte à l’unité tribale et obéissant à des agendas
extérieurs.
Pour eux, le véritable rassemblement ne peut s’opérer que dans le cadre institutionnel de l’État algérien, dans le respect strict des lois de la République et des traditions authentiques, et non par des initiatives improvisées cherchant à exploiter une conjoncture sensible.
Dans un élan de consolidation de l’unité nationale, les tribus ont validé le principe de mise à jour du Conseil d’Amgharen In Toussatine.
Cette restructuration se fera sous la supervision directe de l’Aménokal légitime et inclura l’ensemble des tribus alliées et résidentes de Tassili n’Ajjer . L’objectif est de renforcer l’unité de décision, garantir une représentation équilibrée et prévenir toute tentative de manipulation ou d’ingérence étrangère, dans un esprit de parfaite harmonie avec les autorités nationales.
Les participants ont également salué les positions fraternelles exprimées par des notables touaregs de Libye, qui ont eux aussi désapprouvé ces tentatives de déstabilisation.
Ils ont rappelé que les liens historiques et sociaux unissant les peuples de la région ont toujours constitué un facteur de paix et de stabilité, et ne sauraient être détournés pour servir des intérêts étroits ou attiser
des tensions.
Cette réunion fait suite à l’annonce controversée, en octobre dernier, d’une prétendue «tazkiya» désignant un nouvel «Aménokal», une déclaration immédiatement démentie par les autorités coutumières légitimes qui l’ont dénoncée comme une manipulation dangereuse et une violation flagrante des règles établies.
Ils ont rappelé que les réunions ayant conduit à cette annonce avaient été organisées sans aucune autorisation légale, et que des documents avaient été fabriqués pour tromper l’opinion publique.
Face à ces menaces, les participants ont exhorté les habitants de la région à la plus grande vigilance et à œuvrer pour préserver le climat de paix sociale, essentiel au développement et à la sécurité nationale. Ils ont réaffirmé avec force que «l’Algérie et Azger constituent une ligne rouge», soulignant que la cohésion des tribus et la pérennité de leurs traditions sont placées au-dessus de toute considération personnelle ou politique, en parfaite symbiose avec les intérêts suprêmes de l’État.
En conclusion, les notables et chefs présents ont lancé un appel solennel aux plus hautes autorités de l’État, et en particulier au Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des forces armées et garant de l’unité nationale.
Ils l’ont appelé à intervenir avec fermeté pour mettre un terme à ces agissements illégaux qui menacent la sécurité nationale et la stabilité d’une région stratégique.
Ils ont réaffirmé leur pleine confiance dans l’action du gouvernement et du Président Tebboune pour préserver l’autorité de l’État, protéger la légitimité coutumière et assurer la pérennité de la paix et du développement dans le Grand Sud algérien.
Malik M.