La Cour pénale internationale (CPI) a vivement condamné les sanctions prises à son encontre par Washington. Le président américain Donald Trump, qui reproche à la CPI d’avoir mené des « actions illégales », a signé jeudi un décret interdisant notamment l’entrée aux États-Unis à ses dirigeants, employés et agents et qui prévoit de geler tous leurs avoirs détenus dans ce pays. Dans un communiqué, la CPI, basée à La Haye, condamne ce décret, qui vise à « imposer des sanctions à ses fonctionnaires et à nuire à son travail judiciaire indépendant et impartial ». « La Cour soutient fermement son personnel et s’engage à continuer de rendre justice et de redonner espoir à des millions de victimes innocentes d’atrocités à travers le monde », ajoute la CPI, appelant ses 125 Etats parties, la société civile et toutes les nations du monde à « s’unir pour la justice et les droits humains fondamentaux ».
Dans une déclaration commune, 79 Etats parties à la CPI dénoncent les sanctions prises par Washington contre la Cour, affirmant que celles-ci « augmentent le risque d’impunité pour les crimes les plus graves et menacent de miner l’état de droit international ».
« Aujourd’hui, la Cour fait face à des défis sans précédent », assurent ces 79 signataires de la déclaration faisant spécifiquement référence aux sanctions américaines contre les dirigeants et employés de la Cour.
La présidente slovène, Natasa Pirc Musar, a déclaré que les sanctions américaines contre la Cour pénale internationale (CPI) « sapent » les fondements du droit pénal international. « Ces sanctions représentent un mépris flagrant de l’État de droit en tant que fondement des relations internationales modernes », a dit la présidente Pirc Musar dans un communiqué.
Elle a exprimé le soutien de la Slovénie à l’initiative des Etats parties au Statut de Rome visant à défendre l’organisation internationale indépendante basée à La Haye et son personnel. « Les États-Unis envoient un message dangereux selon lequel les juges de la CPI seront punis simplement pour avoir cherché à rendre justice contre des suspects de crimes graves », a-t-elle déclaré, ajoutant que la seule garantie que les personnes devraient avoir pour faire face à des poursuites est qu’elles « ne sont pas complices des crimes les plus odieux contre l’humanité ». Jeudi, le président américain, Donald Trump, a signé un décret imposant des sanctions à la CPI, affirmant que la Cour s’est « engagée dans des actions illégales et sans fondement ». Dans une déclaration commune, 79 États parties à la CPI ont dénoncé vendredi les sanctions prises par Washington contre la Cour, affirmant que celles-ci « augmentent le risque d’impunité pour les crimes les plus graves et menacent de miner l’état de droit international » .
R.I
suscitant de vives réactions : La CPI condamne les sanctions américaines à son encontre

