Ce 8 février, l’Algérie et la Tunisie ont célébré, dans un élan de fraternité renouvelé, le 67ème anniversaire du bombardement tragique de Sakiet Sidi Youssef. Un événement qui marqua, selon les mots du Premier ministre Nadir Larbaoui, « un tournant dans le combat commun contre le colonialisme français brutal ».En cette terre tunisienne meurtrie, où le sang fraternel algérien et tunisien scella jadis l’union sacrée des deux nations contre l’oppresseur, M. Larbaoui a rappelé avec force la « page sombre » qu’incarna cette attaque barbare. Une attaque où des civils désarmés, dont de valeureux moudjahidine réfugiés, tombèrent sous les coups aveugles d’un colonisateur soi-disant « civilisé ».Mais de ces cendres est née la flamme ardente d’une solidarité indéfectible, que nulle force belliqueuse ne put éteindre.
Comme le soulignait le Premier ministre, « quiconque apportant une aide et un soutien à l’Armée de libération nationale » dans son juste combat se vit réprimer dans le sang par l’occupant.Aujourd’hui, l’heure est au recueillement et à la commémoration digne de ces martyrs immortels. Mais elle sonne aussi le ralliement de deux sœurs nations, décidées à affermir leur union séculaire sur les fondations d’une coopération « complémentaire et intégrée ».
C’est un défi que relèvent les dirigeants algériens et tunisiens, comme l’a réaffirmé M. Larbaoui, en s’engageant à « déployer des efforts » concertés pour concrétiser les ambitions économiques et stratégiques communes. La prochaine Commission mixte, préparée « rigoureusement », en sera l’éclatante démonstration. Des rives ensanglantées de Sakiet Sidi Youssef jusqu’aux promesses d’un avenir de prospérité partagée, l’Algérie et la Tunisie avancent main dans la main, fortes de leurs liens indéfectibles et de leur volonté de faire prévaloir, face aux tentations obscurantistes, les valeurs lumineuses d’unité, de coopération et de respect mutuel entre peuples frères .
Farid B.
Le serment de Sakiet Sidi Youssef: L’Algérie et la Tunisie scellent leur union sacrée

