Somaliland : 10 pays, dont l’Algérie, condamnent la nomination d’un envoyé israélien

L’Algérie a pris, aux côtés de neuf autres pays, une position ferme et solidaire face à la décision unilatérale d’Israël de nommer un envoyé diplomatique auprès du «Somaliland».
Une initiative que condamnent unanimement Alger, Le Caire, Mogadiscio, Khartoum, Tripoli, Riyad, Ramallah, Ankara, Jakarta et Dacca. Dans une réaction coordonnée, les chefs de la diplomatie de ces dix pays dénoncent une violation flagrante du droit international.
Le Somaliland, région septentrionale de la Somalie, ne jouit d’aucune reconnaissance internationale. Israël devient ainsi le premier – et jusqu’ici le seul – État à franchir ce pas, ignorant délibérément la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Somalie, telles qu’établies par les frontières héritées de la décolonisation et consacrées par la Charte des Nations Unies.
L’Algérie, fidèle à sa tradition diplomatique de défense des causes justes et du respect de la légalité internationale, a vivement réagi.
Avec ses partenaires, elle réaffirme son soutien indéfectible aux institutions légitimes de la Somalie et son rejet catégorique de toute démarche unilatérale susceptible de fragmenter les États africains.
Les dix pays brandissent les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine.
Ils mettent en garde : cette décision israélienne crée «un précédent dangereux, qui met en péril la stabilité dans la région de la Corne de l’Afrique». Une instabilité que l’Algérie, en tant qu’acteur central du continent, ne saurait tolérer. En s’érigant contre cette provocation diplomatique, l’Algérie confirme une fois de plus son rôle de rempart pour la souveraineté des États africains et son engagement constant en faveur de l’unité et de la stabilité régionale.
R. N.