SILA 2025: Les maisons d’édition algériennes dévoilent leurs nouveautés à la veille de l’ouverture

Ala veille de l’ouverture du Salon international du livre d’Alger (SILA), prévu ce mercredi 29 octobre 2025, les maisons d’édition algériennes lèvent le voile sur leurs nouveautés littéraires, marquant ainsi le début d’un rendez-vous culturel majeur. Depuis deux jours, les titres et résumés des ouvrages à paraître circulent déjà, attisant la curiosité des lecteurs et des professionnels du livre. Parmi les publications les plus attendues figure le nouveau livre de Mohamed Magani, Journal de la maison Heinrich Böll, publié par les éditions Chihab.
Cette maison, l’une des plus influentes du paysage éditorial algérien, propose également deux rééditions marquantes de Rachid Mimouni : La malédiction, roman posthume, et La ceinture de l’ogresse, recueil de nouvelles. Elle enrichit son catalogue avec Saïd Mekbel, chroniques d’une vie 1963–1994 signé par Nazim Mekbel, ainsi qu’un ouvrage en anglais d’Ahmed Bedjaoui, Seven decades of Algerian cinema, art, history and politics, consacré à l’histoire du cinéma national.
Les éditions Apic, fidèles à leur engagement envers la poésie, présentent une quinzaine de nouveautés couvrant plusieurs genres. Les amateurs de vers découvriront notamment Paroles ailes déployées de Daniel Boukman, Paysages de l’effacement de Samia Kessab, Art à temps de Cole Swensen, Dans un autre compartiment de Mary Noonan, Tapapakitaques de Habib Tengour, Clameurs d’Utique d’Ines Hayouni et Le divan du chasseur de mystères et autres légendes de Mourad Yelles.
Côté prose, Apic publie Adieu l’ami de Nadim, Glaçons tièdes d’Akram El Kebir et Sur leurs visages, la douleur de Samira Belaïdi.
Les éditions Hibr ne sont pas en reste, avec la réédition du roman La sainte de Mohammed Attaf et la publication du recueil Chroniques de la démesure de Mohamed Sari. D’autres maisons comme Dalimen, Samar, Talsa, El Amel, Barzakh, Les Rives et El Kalima enrichissent également l’offre du salon.
Les éditions Les Rives proposeront notamment Une ville dans le noir de Rouchdi Berrahma, un recueil de nouvelles noires, ainsi que la traduction en tamazight de Histoire de ma vie de Fadhma Ath Mansour Amrouche, réalisée par Nadia Benamar.
À cela s’ajoutent Sénac et son diable de Hamid Grine, Mille et une peurs de Houmeida Hirèche et L’art du Roggâm de Mohamed Oudhai.
Chez Dalimen, le catalogue s’annonce particulièrement riche avec le nouveau roman d’Amin Zaoui, un essai de Kaci Djerbib, un roman de Jugurtha Abbou, une œuvre de Houria Bousdira, un essai de Belkacem Meghzouchène et un ouvrage de Kamel Bouchama. Ce florilège de publications ne représente qu’un aperçu des trésors littéraires qui seront dévoilés tout au long du SILA 2025.
Le salon s’apprête à ouvrir ses portes sur une édition prometteuse, où la diversité des voix et des genres célèbrera la vitalité de la scène éditoriale algérienne .
A. S.