Sécurité routière: L’Algérie ouvre la concertation sur son nouveau code

Le projet de nouveau Code de la route, en cours d’examen, s’articule autour d’une vision ambitieuse visant à refonder la sécurité routière en Algérie. Conçu comme un texte stratégique, il associe prévention et coercition au sein d’une approche globale et durable, répondant à l’urgence de réduire un nombre encore trop élevé d’accidents et de victimes.
Actuellement discuté au Conseil de la nation, ce projet demeure ouvert à l’enrichissement par les contributions des partenaires institutionnels et sociaux, comme l’a rappelé une récente concertation entre le secrétariat général du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports et les acteurs du secteur. Avec 193 articles intégrant plus de cinquante mesures nouvelles, leprojet place la prévention au cœur de son architecture. Il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais d’anticiper les risques par un cadre renforcé, depuis les spécifications techniques des véhicules jusqu’à la maintenance systématique
des infrastructures.
Le texte prévoit également la modernisation des outils de contrôle, avec le déploiement progressif du contrôle automatisé via un système informatisé des infractions.
Au-delà des aspects réglementaires, le Code entend stimuler une culture collective de la
sécurité. Il encourage notamment le signalement citoyen et associe la société civile à la sensibilisation. Pour valoriser les bonnes pratiques, il instaure le Prix du président de la République, destiné à récompenser les initiatives exemplaires en matière de sécurité routière.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a salué la pertinence du texte, qui prend en compte l’ensemble des maillons de la chaîne : formation (auto-écoles), conducteurs, véhicules et dispositifs de contrôle.
Une vision systémique partagée par les associations du secteur, qui y voient le point de départ d’une réforme profonde et attendue de la politique routière nationale.
Fateh H.