Sécurité hydrique: Le président redessine la carte de l’eau

Face à une pression croissante sur les ressources en eau, le président Abdelmadjid Tebboune a placé, ce dimanche en Conseil des ministres, la sécurité hydrique au rang de priorité nationale. Cette session a marqué un tournant stratégique, en redéfinissant les contours d’une politique de l’eau fondée sur la rigueur, l’équité et l’ambition territoriale. Au cœur de cette nouvelle approche : le dessalement.
Le chef de l’État a ordonné l’accélération du programme de construction de cinq nouvelles stations de dessalement d’eau de mer, tout en exigeant des études techniques approfondies avant leur lancement. Ces unités, pensées pour répondre aux besoins des régions les plus exposées aux pénuries, devront
irriguer jusqu’à 250 kilomètres à l’intérieur des terres — une instruction présidentielle inédite qui pourrait transformer durablement la géographie de la distribution d’eau en Algérie.Les wilayas à forte densité de population et les Hauts Plateaux, où les précipitations sont faibles, bénéficieront d’une attention
prioritaire. Le gouvernement arrêtera la localisation définitive des stations lors de la prochaine réunion ministérielle, sur la base d’analyses techniques et démographiques précises. Refusant toute précipitation, le président Tebboune a également décidé de reporter la présentation du dossier sur l’approvisionnement en eau potable à la prochaine session du Conseil, afin d’en approfondir le contenu.
Ce report stratégique illustre une volonté de bâtir un plan solide, loin des effets d’annonce.
Enfin, le chef de l’État a insisté sur l’adoption d’une «véritable culture de l’État» dans la gestion de l’eau : programmation méticuleuse des tournées de distribution, respect strict des plannings, et garantie d’un service équitable et continu pour tous les citoyens. Cette réunion acte une avancée majeure dans la gouvernance de l’eau en Algérie. Elle consacre une vision intégrée, où infrastructures, planification et justice territoriale convergent pour répondre à l’un des défis les plus cruciaux du XXIe siècle .
Malik M.