Saïd Ayachi, président du cnasps : «L’autodétermination des Sahraouis, un impératif selon la résolution 27/97»

Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Saïd Ayachi, a souligné, lors de son intervention à l’émission «L’invité du jour» de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, la nécessité impérative de consulter le peuple sahraoui sur son avenir.
Il a affirmé que la consultation référendaire représente l’unique voie légale permettant aux Sahraouis de choisir librement leur destin, sous l’égide des Nations unies et de l’Union africaine.
Ayachi a également rappelé la résolution 27/97 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui réaffirme le droit à l’autodétermination pour le peuple sahraoui.
Il a expliqué que cette résolution a suscité des débats en raison de son approche jugée déséquilibrée, plaçant l’autonomie en avant de l’autodétermination, contrairement aux normes habituelles du droit international. Selon lui, bien que la récente résolution du 31 octobre 2025 mette en avant l’autonomie, elle ne doit pas occulter le droit des Sahraouis à choisir leur futur à travers un référendum.
Concernant l’absence de l’Algérie lors du vote du Conseil de sécurité, Ayachi a précisé que cette décision visait à prévenir toute ambiguïté concernant la souveraineté marocaine mentionnée dans le préambule de la résolution. Il a insisté sur le fait que cette mention doit être perçue comme une considération et non comme une décision contraignante.
En outre, il a été question de l’échec du Makhzen dans sa tentative d’éliminer la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Ayachi a qualifié cette tentative de « brutale » et en violation du droit international, ce qui a provoqué une forte réaction au sein du Conseil de sécurité. Le mandat de la MINURSO a été renouvelé jusqu’au 31 octobre 2026, assurant ainsi la continuité du processus.
Enfin, en réponse aux déclarations du conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, Ayachi a souligné que les Nations unies ont une responsabilité à respecter le droit international. Il a affirmé que toutes les options doivent être prises en compte pour résoudre le conflit du Sahara occidental, affirmant ainsi le droit inaliénable des Sahraouis à l’autodétermination .
M. M.