Sahara occidental: A’ Bruxelles, le droit international rappelé à l’ordre

Une conférence internationale d’envergure se tiendra le 27 mars 2026 à Bruxelles autour du thème : «Rétablir le droit international : le cas du Sahara occidental et les obligations de la communauté internationale». Organisée dans un climat de tensions juridiques croissantes, cette rencontre entend replacer au cœur du débat un conflit de décolonisation toujours en suspens, trop souvent éclipsé par des considérations politiques unilatérales.
L’ouverture sera marquée par l’intervention de Pierre Galand, dont la présence fixera d’emblée la ligne directrice : remettre le droit international au centre d’un dossier que d’aucuns s’efforcent de détourner. Pendant toute la journée, juristes, universitaires et experts internationaux se succéderont pour rappeler une évidence trop souvent occultée : l’autodétermination du peuple sahraoui demeure un principe intangible de la légalité internationale.
Le premier panel sera consacré au rôle des Nations unies et de l’Union africaine. Les interventions y souligneront que le Sahara occidental relève toujours formellement du processus de décolonisation, et que toute tentative d’imposer une solution clé en main, tel le projet d’«autonomie» se heurte frontalement aux normes fondamentales du droit international.
L’après-midi, l’attention se portera sur l’Union européenne et ses accords avec le Maroc, régulièrement contestés devant la Cour de justice de l’UE. Les débats reviendront sur les arrêts successifs qui ont établi une distinction claire entre le territoire du Sahara occidental et celui du Maroc, et réaffirmé que toute exploitation des ressources naturelles sahraouies requiert le consentement préalable de son peuple.
Une table ronde conclura la journée en explorant les leviers juridiques et les initiatives de la société civile pour faire avancer ces principes.
Syndicalistes, juristes et militants évoqueront les moyens de lutter contre le pillage des ressources, d’exiger la libération des prisonniers politiques sahraouis et de consolider les réseaux de solidarité internationale. Au-delà de sa portée académique, cette conférence se veut une réponse aux tentatives de normalisation de l’occupation marocaine .
M. M.