Retrait de l’accord de Paris et de l’OMS… Les premiers décrets signés par le président américain

Le président américain Donald Trump a entamé son deuxième mandat avec une série de décrets, abordant des questions nationales et internationales. Trump a signé, lundi de nouveaux décrets dès son retour à la Maison Blanche, qui prévoient des changements radicaux par rapport aux politiques de son prédécesseur, Joe Biden. Parmi ces mesures figurent le retrait de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Accord de Paris sur le climat.
Retrait de l’Organisation mondiale de la santé
Trump devenu le 47ᵉ président des États-Unis, a signé un décret retirant son pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’il avait auparavant attaquée pour sa gestion de la pandémie de Covid.
Trump a déclaré lors de la signature du décret que l’organisation n’avait pas agi indépendamment de « l’influence politique » de ses membres et exigeait aux États-Unis des « paiements injustement élevés » qui étaient disproportionnés par rapport aux montants fournis.
Retrait de l’Accord de Paris sur le climat
Le président américain a également signé un décret visant à retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, pour la deuxième fois.
Trump a donné suite à son ordre en signant un message aux Nations Unies informant l’organisme mondial que son pays avait l’intention de se retirer de l’accord de 2015 visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) « regrette » la décision du président américain Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’organisation et espère qu’il va revenir sur son décret signé lundi quelques heures après son investiture. « L’OMS nous a escroqués », a accusé le républicain en signant ce décret justifiant ce retrait par l’écart des contributions financières américaines et chinoises.
Dans ce texte, il exhorte les agences fédérales à « suspendre le transfert futur de tout fonds, soutien ou ressource du gouvernement des Etats-Unis à l’OMS » et les enjoint d’ »identifier des partenaires américains et internationaux crédibles » capables d’ »assumer les activités précédemment entreprises par l’OMS». « Nous espérons que les États-Unis vont revoir leur position et s’engageront dans un dialogue constructif pour le bien de la santé et du bien-être de millions de personnes dans le monde », a souligné un porte-parole de l’organisation à Genève, en espérant « un dialogue constructif » avec les autorités américaines. Les Etats-Unis qui avaient déjà entamé les démarches pour quitter l’OMS lors du premier mandat de M. Trump en 2020, sont le principal donateur et partenaire de cette organisation onusienne basée à Genève. Selon l’OMS, ils contribuent à son financement via une cotisation indexée sur leur PIB, mais aussi par le biais de contributions volontaires. La Chine a exprimé mardi sa « préoccupation » face à la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat, ont rapporté les médias d’État. Cette réaction du ministère des Affaires étrangères survient après la décision de Donald Trump, fraîchement investi, de quitter l’accord, qui consacre les objectifs climatiques des Nations Unies.
« Le changement climatique est un défi commun auquel est confronté toute l’humanité, et aucun pays ne peut rester insensible ou résoudre le problème tout seul », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun .
R.I

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