A l’approche du mois sacré, les chaînes algériennes dévoilent leurs programmations, dominées par les drames sociaux et les comédies populaires, confirmant une tradition bien ancrée : le Ramadhan reste le moment fort de la création audiovisuelle nationale.
Samira TV mise sur deux productions phares, Fatima et El Kiyya. La première attire déjà l’attention puisqu’elle marque le retour de Djaffar Gacem, absent des écrans l’an dernier.
Avec Fatima, le réalisateur retrouve son registre de prédilection : un drame social centré sur une jeune femme passionnée d’art et de musique, confrontée aux contraintes d’un environnement conservateur.
Fidèle à son style, Gacem explore les dilemmes intimes et les tensions familiales, tout en posant un regard critique sur les traditions et la liberté individuelle.
Face à ces récits chargés de gravité, la comédie conserve une place essentielle.
Merouane Guerouabi revient avec Dégourdi, une série humoristique qui s’appuie sur les quiproquos et les dialogues populaires. Après les critiques de l’an dernier, l’acteur choisit un rôle plus proche de son registre habituel, offrant un contrepoint léger aux drames sociaux.
La Télévision nationale (EPTV) propose El Firaq, confirmant une stratégie de rationalisation de son offre. Echourouk TV capitalise sur le succès de El Barrani 2, tandis qu’El Bilad TV lance Dar Essed et El Hayat TV programme El Mouhajir.
Chaque chaîne privilégie un ou deux projets phares, misant sur la fidélité du public plutôt que sur la multiplication des productions.
La Télévision nationale (EPTV) propose El Firaq, confirmant une stratégie de rationalisation de son offre.
Si la télévision reste le vecteur principal de ces fictions, les plateformes numériques comme YouTube jouent désormais un rôle clé.
Le succès d’un feuilleton se mesure autant à l’audience télévisée qu’au nombre de vues et à l’engagement en ligne. Le Ramadhan demeure un moment privilégié où les familles se rassemblent chaque soir autour d’histoires capables de faire rire, émouvoir ou réfléchir.
Le retour de figures comme Djaffar Gacem et Merouane Guerouabi illustre la vitalité du paysage audiovisuel algérien, tout en relançant le débat sur la nécessité de soutenir la production de séries au-delà du seul mois de Ramadhan.
A. S.
Ramadhan 2026, Entre drames poignants et comédies légères: La TV algérienne prépare ses soirées

