Bou saâda art et histoire: Un documentaire dévoile les racines et la mémoire musicale locale

La salle Kasr-Essaâda de Bou Saâda a vibré samedi dernier aux sons de la mémoire musicale locale, à l’occasion de l’avant-première du film documentaire Bou Saâda, Art et Histoire.
Cette œuvre, dédiée aux chants populaires et au patrimoine musical de la région, offre un voyage sensible de 70 minutes à travers un siècle de tradition orale et de création.
Réalisé par Mokhtar Bouhali et produit par l’association artistique El-Baha, le film s’inscrit dans un projet de préservation du patrimoine musical soutenu par le ministère de la Culture et des Arts.
«Ce documentaire retrace l’histoire des chants populaires qui ont marqué la région depuis le début du XXe siècle, à commencer par le célèbre “yey yey”, devenu aujourd’hui partie intégrante de notre identité musicale», a souligné le réalisateur en marge de la projection.
L’œuvre s’appuie sur des témoignages précieux d’artistes, de chercheurs et de gardiens de la mémoire locale, qui éclairent les liens entre ces pratiques artistiques et les grandes étapes historiques de Bou Saâda et de ses environs.
Au-delà de la simple évocation, le documentaire analyse les facteurs sociaux, culturels et historiques ayant permis à cet art de se développer, de résister et de s’imposer comme un symbole culturel régional.
Pour Mourad Benaissa, directeur de la culture et des arts de la wilaya de M’sila, cette réalisation s’inscrit pleinement dans la politique ministérielle de documentation et de classification du patrimoine immatériel. «De telles œuvres contribuent de manière significative à la préservation d’un pan essentiel de notre mémoire collective. Elles permettent non seulement de faire connaître cet héritage, mais aussi de le réintroduire sur la scène artistique nationale», a-t-il estimé.
Plus qu’un film, Bou Saâda, Art et Histoire se veut un acte de transmission, une archive vivante destinée à ancrer dans la durée les mélodies et les récits qui ont façonné l’âme d’une région. Il rappelle, par l’image et le son, que la culture populaire reste l’un des socles les plus puissants de l’idetité collective
Amina S.