Présence énergétique en Algérie: Paris décroche face à Rome et Washington

L’Algérie ouvre une nouvelle page de son secteur énergétique avec un appel d’offres international majeur selon le rapport du Middle East Economic Survey (MEES). Ce premier appel d’offres depuis dix ans concerne six blocs terrestres couvrant 152 000 km² et vise particulièrement les géants américains Chevron et ExxonMobil ainsi que le renforcement de la position dominante d’Eni devenu premier investisseur étranger dans le pays Le contexte actuel montre un recul des entreprises françaises comme TotalEnergies affecté par les tensions politiques alors que les compagnies américaines manifestent un intérêt croissant suite à des rencontres lors du Forum de l’énergie américain. Eni a d’ailleurs engagé 8 milliards d’euros d’investissements sur quatre ans démontrant sa confiance dans le marché algérien. L’Algérie souhaite éviter le scénario de 2014 où seulement 4 blocs sur 31 avaient trouvé preneur en planifiant désormais cinq cycles d’appels d’offres annuels jusqu’en 2028. Cette stratégie répond à la baisse de production depuis l’accord OPEP+ et à la pression croissante de la demande intérieure sur les exportations.
Le ministre de l’Énergie Mohamed Arkab mise sur cette vague d’appels d’offres pour redynamiser le
secteur et rééquilibrer les partenariats internationaux avec une orientation marquée vers les investisseurs américains et européens au détriment des entreprises françaises selon les observations du MEES .
M.M.

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