Les tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz ont profité à l’Algérie. En avril, ses exportations de pétrole brut ont grimpé en flèche, tirées par une demande européenne en forte hausse.
Selon les données de la plateforme Attaqa, les ventes algériennes ont augmenté de 194 000 barils par jour par rapport à mars, soit une progression mensuelle de 27%, passant de 709 000 à 903 000 barils par jour. Avec 138 000 barils par jour, la France s’impose comme le premier acheteur du pétrole algérien.
Sa hausse est spectaculaire : +225% entre mars et avril, passant de 43 000 à 138 000 barils quotidiens.
Derrière elle, la Corée du Sud (132 000 barils), l’Espagne (116 000), les États-Unis (102 000) et l’Italie
(55 000). L’Espagne a augmenté ses achats de 106% (60 000 barils supplémentaires par jour), mais reste en dessous de son niveau d’avril 2025 (152 000 barils). L’Italie, elle, a multiplié ses importations par près de 8, passant de 7 000 à 55 000 barils par jour, soit une hausse vertigineuse de 676%.
Les ventes vers les États-Unis ont progressé de 41% (73 000 à 102 000 barils par jour). En revanche, la Corée du Sud a réduit ses achats de 22%, passant de 170 000 à 132 000 barils par jour. Une cargaison de
67 000 barils par jour a été expédiée vers une destination non identifiée. Malgré ce bond d’avril, les exportations algériennes sur les quatre premiers mois de 2026 restent en léger recul : 743 000 barils par jour en moyenne, contre 772 000 sur la même période en 2025.
R. N.
Pétrole algérien: Les exportations bondissent de 27% en avril, la France acheteur en tête avec +225%

