Le ministère des Finances prépare un projet de loi visant à mieux encadrer les partenariats public-privé (PPP) dans le domaine des grands projets d’infrastructures.
L’objectif est de réduire la dépendance au financement public et d’attirer des investisseurs privés dans les secteurs stratégiques, comme les routes, les chemins de fer ou encore les unités de dessalement d’eau de mer.Mohamed Salim Telidji, directeur général de la Caisse nationale d’équipements de développement (CNED), a expliqué que ce texte permettra de diversifier les sources de financement à travers des mécanismes comme les obligations ou les soukouk, afin de mobiliser également les ressources issues de la finance islamique. Il prévoit également la création d’un Conseil national de PPP chargé de superviser les projets et de garantir leur bonne gestion selon les standards internationaux.Jusqu’à présent, les grands projets ont été financés à hauteur de 6 400 milliards de dinars par le budget de l’État. La CNED, qui suit et accompagne ces projets depuis 2006, joue un rôle important dans la phase de maturation des études afin d’éviter les retards, les surcoûts et les problèmes techniques.
Si elle ne peut pas bloquer un projet en cas de dérive, elle peut alerter les autorités pour qu’elles prennent les mesures nécessaires.Avec l’appui de la Banque mondiale, la CNED a mis en place un guide de gestion des grands projets qui améliore la qualité des études techniques, économiques et environnementales. Cette nouvelle loi devrait ainsi offrir plus de souplesse et de transparence dans la mise en œuvre des partenariats public-privé, tout en soutenant la réalisation de projets structurants à moindre coût pour l’Éta Farid.H.
Partenariats public-privé: L’Algérie prépare une loi pour moderniser le financement des grands projets d’infrastructures

