Deux événements tragiques ont secoué ce dimanche les territoires palestiniens, illustrant une nouvelle escalade de la violence israélienne.
En Cisjordanie, une famille entière a été exterminée dans son véhicule à Tamoun, tandis qu’à Ghaza, neuf policiers palestiniens ont péri dans un raid aérien ciblé. La communauté internationale est appelée à réagir.
Tamoun : une famille exécutée de sang-froid
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a dénoncé avec la plus grande fermeté le «massacre odieux» perpétré par les forces d’occupation dans la localité de Tamoun, au sud-est de Tubas.
Bilan provisoire : quatre morts, un couple palestinien et ses deux enfants, tous tués à l’intérieur de leur véhicule.
Selon le communiqué publié par l’agence Wafa, il ne s’agit pas d’un «dommage collatéral» mais d’une «exécution extrajudiciaire délibérée».
Les forces israéliennes ont non seulement ouvert le feu sur cette famille, mais elles ont également empêché les secouristes du Croissant-Rouge d’intervenir auprès des blessés, les laissant mourir «de sang-froid».
Pour la diplomatie palestinienne, ce crime n’est pas un acte isolé. Il s’inscrit dans une politique systématique de «meurtre, d’extermination et de déplacement forcé», menée en toute impunité. Une accusation qui prend une résonance particulière alors que les violences des colons s’intensifient en Cisjordanie occupée.
Ghaza : neuf policiers tués dans un raid aérien
Quelques heures plus tard, c’est dans la bande de Ghaza qu’un nouveau drame s’est joué. Une frappe de drone israélien a visé un véhicule de la police palestinienne circulant sur l’axe de Salah al-Din, près de l’entrée de Zouwaïda, dans la province centrale.
Le bilan, confirmé par le ministère de l’Intérieur, est lourd : neuf morts, tous membres des forces de l’ordre. Parmi eux figurent le colonel Iyad Abou Youssef, directeur de la police d’intervention de la province centrale, et huit de ses officiers et agents. Leurs noms ont été rendus publics : Abdel Rahmane al-Amsi, Wissam al-Hafi, Youssef Moustafa, Moussab al-Doura, Fathi Oweida, Rami Harb, Abdallah Badwan et
Tawfiq al-Khalidi.
Le ministère a vivement condamné ce qu’il qualifie de «crime de guerre». Il rappelle que les locaux et les personnels de police sont des «biens civils protégés» par le droit international, et que les cibler délibérément constitue une «violation flagrante». Ces agents effectuaient leur mission de sécurisation des marchés pendant le mois de Ramadhan.
Un appel pressant à la communauté internationale
Face à cette double tragédie, les autorités palestiniennes haussent le ton. Le ministère des Affaires étrangères a réitéré son appel aux Nations unies et aux juridictions internationales : enquêter sur ces «crimes de guerre et crimes contre l’humanité», poursuivre leurs auteurs, et offrir une «protection internationale urgente» au peuple palestinien.
Le message est clair : ces événements ne sont pas des accidents. Ils traduisent une stratégie délibérée d’élimination, menée à la fois contre des civils et contre les forces de sécurité palestiniennes.
Une stratégie que rien ne semble freiner, faute de réactions fermes de la part de la communauté
internationale.
Alors que les frappes se multiplient et que le bilan humain s’alourdit, la question demeure : jusqu’où ira cette escalade, et combien de vies faudra-t-il encore pour que le droit international soit enfin respecté ?
Malik M.

