Mines de Gara-Djebilet, de Oued Amizour et de Bled El Hadba:Ces gisements du futur !

L’Algérie prépare son futur en investissant massivement dans des projets structurants, d’une forte valeur ajoutée pour l’économie nationale appelée à sortir de la dépendance aux hydrocarbures.
Le pays dispose d’un atout des plus importants et de ressources longtemps négligées : il s’agit des mines dont regorge l’Algérie. Le secteur minier offre de véritables opportunités. Ces dernières années, de lourds investissements ont été engagés pour réaliser de grands projets dont trois symbolisent la volonté du pays d’aller de l’avant et de préparer son futur.
Il s’agit de la mine de fer de Gara-Djebilet à Tindouf, de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour à Béjaïa et de la mine de phosphate de Bled El Hadba à Tébessa.
Ces trois projets structurants sont censés donner un élan à l’économie algérienne, avec la satisfaction des besoins nationaux d’abord et l’exportation ensuite. La mine de fer de Gara-Djebilet est déjà entrée en exploitation, avec l’inauguration de la ligne minière Tindouf-Béchar.
Le premier train chargé de fer a quitté, il y a tout juste quelques jours, le site de Tindouf, actant le lancement effectif de l’exploitation d’un des plus grands gisements au monde.
Elle va redessiner la carte industrielle et économique de l’Algérie pour les décennies à venir. Elle symbolise le réveil d’un géant aux réserves colossales, estimées à 3,5 milliards de tonnes, qui dormaient depuis trop longtemps dans le sous-sol de Tindouf. L’enjeu immédiat est de taille : réduire la dépendance aux importations de minerai.
Chaque année, l’Algérie importe près de 10 millions de tonnes de fer pour alimenter ses complexes sidérurgiques, une facture qui représente plus de 1,2 milliard de dollars. La première unité de traitement de Tindouf, va injecter 4 millions de tonnes sur le marché national. L’usine Tosyali, à Oran, sera la première bénéficiaire de ce fer «made in Algeria», inaugurant une ère de substitution progressive. Une production de 50 millions de tonnes de concentré, permettant la transformation de 25 millions de tonnes en acier, réparties entre les futurs complexes de Béchar et de Naâma, est prévue à l’horizon 2040.
Le deuxième projet est celui de la mine de zinc-plomb de Tala Hamza-Oued Amizour, située près de Béjaïa. C’est un projet minier stratégique majeur dont le lancement est prévu pour mars 2026.
Avec des réserves estimées à 34 millions de tonnes de zinc, ce projet est l’un des plus grands au monde et vise à produire 170 000 tonnes de concentré de zinc par an, créant des centaines d’emplois directs.
Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République a insisté sur l’impératif de lancer ce projet économique prometteur en mars 2026, au regard des opportunités d’emploi et des retombées économiques attendues pour la région en particulier, et pour l’Algérie de manière générale.
Le troisième projet minier stratégique est celui de la mine de phosphate de Bled El Hadba à Tébessa.
C’est un projet intégré stratégique, surtout que les statistiques indiquent que l’Algérie figure parmi les dix premiers pays dans le monde en matière de réserves de phosphate, ces dernières étant estimées à plus de 3 milliards de tonnes dans l’Est du pays, dont la plupart se trouvent dans la mine de Bled
El Hadba avec environ 1,2 milliard de tonnes pouvant être exploitées pendant plus de 80 ans.
Il englobe l’extraction à Tébessa, la transformation à Oued Kebrit (Souk Ahras) et Hadjar Soud (Skikda), et l’exportation via le port de Annaba.
Le projet, composé d’une mine ouverte en 2025 pour l’extraction du phosphate, est complété d’une ligne ferroviaire minière de 422 km reliant Bled El Hadba au port d’Annaba.
Lors de la réunion du Conseil des ministres, l’état d’avancement de cette ligne ferroviaire a été examiné.
Le chef de l’Etat avait enjoint au ministre des Travaux publics de présenter un rapport de suivi mensuel sur l’état d’avancement de ce projet, insistant sur l’achèvement des travaux d’ici fin 2026 pour son entrée en exploitation le premier trimestre de 2027 au plus tard, en vue d’augmenter la capacité de production d’engrais par l’Algérie.
Pour le Président Tebboune, l’investissement de l’Etat dans le secteur minier vise à doter l’économie nationale de nouveaux piliers et ressources pour les prochaines étapes au profit des générations futures .

Fateh H.