Dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, visant à appliquer dans les meilleurs délais les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) concernant le secteur associatif, l’autorité de tutelle et de contrôle des associations et organisations à but non lucratif au sein du ministère a organisé un cycle de formation.
Cette session, à vocation pédagogique, s’adresse aux responsables et membres d’un certain nombre
d’associations jugées à haut risque, à savoir les œuvres caritatives, les associations religieuses et les fondations, ainsi qu’aux sections locales d’organisations internationales non gouvernementales, celles-ci étant considérées comme présentant un risque plus faible. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur publié aujourd’hui, cette formation a pour objectif de faire connaître aux associations les mesures de vigilance qui leur sont applicables, notamment l’amélioration de la gouvernance, la compréhension des risques, la sensibilisation et la formation, la déclaration du bénéficiaire effectif, ainsi que le contrôle externe et interne.
Il convient de rappeler que les autorités publiques ont pris une série de mesures pour renforcer le contrôle financier et sécuriser l’ensemble des transactions monétaires, tout en luttant contre les crimes financiers sous toutes leurs formes.
Grâce à ces avancées, l’Algérie se rapproche d’une sortie de la liste grise dans laquelle le GAFI l’avait inscrite le 25 octobre 2024. En février dernier, le GAFI a d’ailleurs salué les progrès significatifs réalisés par l’Algérie dans l’exécution de son plan d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, la rendant ainsi sérieusement candidate à une radiation de la liste grise et à la levée de la surveillance renforcée de l’Union européenne.
Le GAFI a souligné plusieurs réalisations, parmi lesquelles une meilleure supervision fondée sur les risques dans les secteurs les plus exposés – banques, avocats, notaires – grâce à l’adoption de nouvelles procédures, d’évaluations des risques et de lignes directrices en matière de contrôle, assorties de sanctions efficaces et dissuasives.
Rappelons que le GAFI est une instance internationale indépendante créée en 1989 par les pays du G7 réunis à Paris. Elle élabore et promeut des politiques et des normes mondiales – les fameuses «recommandations du GAFI» – pour lutter contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
Lotfi L. E.

