Le ministre de la Guerre de l’entité criminelle, Israël Katz, a ordonné ce lundi l’application immédiate d’une loi barbare autorisant la peine capitale contre tout Palestinien reconnu «coupable» d’avoir tué un colon juif en Cisjordanie occupée. Cette décision ignoble marque la première étape officielle de l’institutionnalisation du meurtre d’État. Dans une déclaration digne des pires régimes d’apartheid, Katz a affirmé avoir imposé ce décret à l’armée d’occupation après son adoption par la Knesset le 30 mars.
Selon lui, cette mesure envoie un «message clair» : tout résistant palestinien qui osera défendre sa terre contre les occupants «paiera le prix fort».
Selon une copie de l’ordre militaire obtenue par l’agence Xinhua, cette loi sanguinaire ne s’appliquera qu’aux Palestiniens de Cisjordanie accusés d’avoir agi pour «nier l’existence de l’État d’Israël ou l’autorité du commandant militaire sioniste». En clair : un Palestinien qui tue un juif sera exécuté, mais un colon ou un soldat sioniste qui assassine froidement un enfant palestinien jouira d’une impunité totale. Une discrimination raciale pure et dure, conforme à la nature profonde de l’occupant.
Cette abomination a été immédiatement condamnée par l’Autorité palestinienne, l’Union européenne – qui a parlé d’une «très grave préoccupation» – et toutes les organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une loi destinée à bafouer le droit à un procès équitable.
Rappelons que l’occupant sioniste contrôle illégalement la Cisjordanie et Jérusalem-Est depuis la guerre de 1967. Ses colonies de peuplement, ses meurtres quotidiens et son régime d’apartheid sont condamnés par l’ensemble du droit international. Les responsables palestiniens ont averti que ces mesures criminelles réduisent à néant toute perspective d’un État palestinien viable.
Flottille humanitaire : l’occupant assassine aussi la solidarité en méditerranée
Dans le même élan de cruauté, les forces navales de l’entité sioniste ont commencé lundi matin à intercepter sauvagement les navires de la flottille humanitaire Global Sumud qui tentaient de briser le blocus criminel de Ghaza. Plus de 50 bateaux avaient quitté la Turquie jeudi dernier pour une troisième tentative héroïque d’acheminer une aide vitale aux Palestiniens affamés.
Une vidéo en direct montre des commandos sionistes prenant d’assaut un bateau, tandis que des militants pacifiques, les mains en l’air, sont agressés. L’occupant sioniste n’a pas encore confirmé ces arrestations. Plus tôt dans la journée, le ministère des Affaires étrangères de l’entité criminelle avait ordonné aux militants de «faire demi-tour immédiatement», menaçant de ne tolérer aucune «violation» de son blocus naval illégal. Une précédente flottille, en avril, avait déjà été interceptée près de la Crète : des dizaines de militants avaient été battus, maltraités et détenus arbitrairement. Pourtant, ces bateaux ne transportaient que du matériel médical et humanitaire, destiné à la bande de Ghaza en ruines, où plus de 70% des habitations sont détruites par les bombardements sionistes.
Depuis octobre 2023, le génocide en cours à Ghaza a déjà coûté la vie à au moins 72 763 Palestiniens – dont des milliers d’enfants, et fait 172 664 blessés, selon les autorités sanitaires de Ghaza.
L’occupant sioniste continue de nier l’évidence sous les yeux du monde complice.
Malik M.

