Selon des informations relayées par plusieurs médias internationaux, l’Algérie ferait partie des pays en compétition pour fournir le prochain envoyé spécial des Nations Unies en Libye. Ce poste stratégique, actuellement vacant depuis la démission en avril dernier de l’ancien émissaire Abdoulaye Bathily, est convoité par trois diplomates de haut niveau.
Parmi les noms cités, celui de Ramtane Lamamra, ancien ministre algérien des Affaires étrangères, semble tenir la corde. Fraîchement libéré de ses fonctions d’envoyé spécial de l’ONU au Soudan, Lamamra aurait d’ores et déjà annoncé sa candidature pour ce nouveau challenge en Libye.
Cependant, la compétition s’annonce rude, avec deux autres prétendants de poids. L’Allemand Christian Buck, ancien ambassadeur dans le pays voisin, ainsi que le Mauritanien Mohamed El Hassan Ould Lebatt, chef de cabinet du président de la Commission de l’Union africaine, sont également sur les rangs. Ce n’est pas la première fois que Ramtane Lamamra convoite ce poste sensible d’envoyé spécial libyen. En 2020, sa candidature avait toutefois été freinée par le refus de soutien des États-Unis. Un an plus tard, c’est son successeur aux Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, qui avait vu ses ambitions contrariées, vraisemblablement par les Émirats arabes unis.
La tâche s’annonce ardue pour le futur émissaire onusien tant la situation politique en Libye reste complexe et enlisée. Abdoulaye Bathily, lors de sa démission, avait déploré l’enlisement du processus de paix face à l’intransigeance des acteurs libyens soutenus par des puissances étrangères aux intérêts divergents. Ramener la stabilité en Libye et organiser des élections démocratiques apparaît donc comme un défi de taille pour le prochain envoyé spécial. Si sa candidature venait à être retenue, Ramtane Lamamra pourrait bien être l’homme de la dernière chance pour l’ONU dans ce dossier hypersensible .
Malik.M.
Libye :L’Algérie en lice pour l’envoyé spécial de l’ONU

