Les entreprises espagnoles paient un lourd tribut dans la crise avec l’Algérie

Bien que les relations diplomatiques entre l’Algérie et l’Espagne soient revenues à la normale avec le retour de l’ambassadeur algérien à Madrid, les répercussions économiques de la précédente brouille se font encore durement sentir pour les entreprises espagnoles. Selon des sources médiatiques hispaniques, les pertes financières subies par Madrid en Algérie auraient déjà dépassé le seuil alarmant des 300 millions d’euros.
Cette hémorragie trouve son origine dans le boycott des produits espagnols par les entreprises algériennes, qui se sont tournées vers d’autres marchés européens comme l’Italie, la France ou la Belgique pour se fournir. Les secteurs les plus durement touchés sont ceux de la céramique et des machines industrielles, privés de leurs lucratifs débouchés algériens. Si la nomination en novembre dernier du nouvel ambassadeur algérien Abdel Fattah Dagmoum marquait un retour à la normale sur le plan diplomatique, les plaies économiques peinent à se refermer du côté espagnol. Alger semble en effet vouloir maintenir une certaine pression en limitant strictement la reprise des relations commerciales.
La récente annulation in extremis d’une visite du ministre espagnol des Affaires étrangères en Algérie en témoigne. Cette position ferme d’Alger, qui entend bien se faire payer au prix fort le revirement espagnol sur le Sahara occidental, pourrait bien se prolonger. Les entreprises ibériques devront donc prendre leur mal en patience avant d’espérer retrouver les marchés algériens et panser leurs lourdes pertes financières
Khemissi.M.

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