Le texte sera adopté aujourd’hui par les sénateurs: PLF 2026, l’ultime étape au Parlement

C’est l’ultime étape au Parlement pour le Projet de loi de Finance pour l’exercice 2026. Le texte du gouvernement sera soumis au vote des sénateurs, ce jeudi matin, lors d’une séance plénière que présidera Azouz Nasri, président du Conseil de la nation.
Une adoption qui passera certainement par une motion d’adoption que la majorité au Sénat ne trouvera aucune difficulté à faire passer.
Les sénateurs des groupes du tiers présidentiel, du Front de libération nationale (FLN) et du Rassemblement national démocratique (RND), pour ne citer que ceux-là, avaient déjà exprimé leur soutien aux dispositions contenues dans le projet et que le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, avait amplement expliqué, mardi dernier.
Le texte consacre, en effet, «l’orientation de l’état vers le financement de l’économie nationale par de grands investissements de développement dans plusieurs secteurs, et ce dans le cadre d’une nouvelle vision économique basée sur la diversification économique et l’amélioration de la performance financière», avait-il défendu.
Les mesures que contient le texte de loi visent, selon lui, «à soutenir la croissance durable, à améliorer les outils de financement et à poursuivre les réformes structurelles, tout en renforçant l’efficacité de la gestion des ressources».
La dette publique, estimée à près de 17 000 milliards de dinar, «a été orientée vers des investissements à rendement économique», a expliqué le premier argentier du pays, précisant que 2 500 milliards DA de cette dette ont été orientés vers des projets de renforcement du réseau électrique réalisés par Sonelgaz, ainsi que vers les stations de dessalement de l’eau de mer, qui ont eu un impact notable sur le développement. Aussi, des mégaprojets, tel que le projet de phosphate à l’Est du pays, remontant aux années 1990, commencent à avancer grâce aux investissements publics à caractère économique, a ajouté le ministre, citant à titre d’exemple le projet de Gara Djebilet et des lignes ferroviaires en lien avec ce grand chantier, dans une chaîne économique intégrée dont la concrétisation a été lancée par l’état au cours des dernières années. Pour rappel, le texte de la loi de finances a arrêté le budget de l’état avec des dépenses qui s’élèvent à 17 636,7 milliards de dinars (mds DA) en 2026, et des recettes budgétaires qui devraient atteindre 8 009 mds DA durant la même année. Adopté par les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) le 18 novembre dernier, le texte a été élaboré sur la base d’un prix référentiel du baril du pétrole de 60 dollars, et de 70 dollars pour le prix estimatif de marché du baril.
Les recettes pétrolières inscrites au budgetdevraient atteindre 2697,9 mds DA en 2026, alors que le taux de croissance économique devrait atteindre 4,1% l’année prochaine, avant de s’élever à 4,4% en 2027 puis à 4,5% en 2028 .
Farid B.