Le Comité de coordination et de suivi de la coalition des partis de la majorité, s’est réuni pour débattre des propositions à soumettre concernant le projet de loi sur les partis politiques.
La rencontre qui s’est tenue au siège du Front de libération nationale (FLN), lundi soir, a été présidée par le secrétaire général, Abdelkrim Benmbarek. Si les représentants du mouvement El Bina et du Front El Moustakbal, ont répondu présent, ceux du Rassemblement national démocratique (RND), ont brillé par leur absence. Au-delà des discussions qui ont tourné autour du texte du projet de loi, dont un rapport final d’une mouture de propositions communes a été finalisé, la défection du RND de cette rencontre peut sembler révélatrice à plus d’un titre.
Certes, le parti prépare la tenue de son 7e congrès national ordinaire, devant se tenir les 19 et 20 juillet au Centre international des conférences (CIC), Abdellatif Rahal d’Alger. Ce qui pourrait constituer un justificatif et un alibi valables pour cette absence. Mais, dans l’entourage du RND, voire même du FLN, l’on s’accorde à dire que la situation que vit ce dernier en est pour quelque chose. La fronde interne qui vise Benmbarek depuis des semaines, menée par une coordination qui ne cesse de se structurer au niveau local, a visiblement ébranlé la crédibilité du FLN et de son SG.
Ce qui expliquerait la distance que veut prendre le RND qui s’apprête à faire peau neuve avec le plébiscite
de Monder Bouden comme nouveau secrétaire général, dans deux jours. Est-ce un message que veut envoyer le futur-nouveau patron du RND au FLN ? Ça en a tout l’air en tout cas.
Benmbarek « isolé »
Pour le Comité de coordination pour la sauvegarde du FLN, «l’absence des SG des partis concernés par cette réunion, n’est pas un hasard, mais un message clair». Le mouvement de redressement considère que les chefs de partis de la coalition « ne veulent pas d’un dialogue avec quelqu’un qui n’a ni légitimité, ni confiance de ses militants ». « Celui qui a échoué à unir les militants de son parti sur le plan interne, ne peut en aucun cas représenter la majorité et parler en son nom », assène les redresseurs dans un communiqué. En attendant les prochaines réunions de la coalition de la majorité, force est de constater qu’en raison de différends sur l’approche, nés au début entre Abdelkader Bengrina, président d’El Bina, et Benmbarek, l’initiative n’a pas fait de grands pas sur le plan politique. Elle est restée prisonnière de réunions périodiques de concertation autour de projets de lois soumis au Parlement .
Farid B.

