AGenève, devant le Conseil des droits de l’homme, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé un avertissement solennel contre la normalisation inquiétante du recours à la force comme mode de résolution des différends. Selon lui, cette tendance entraîne une multiplication alarmante des conflits armés à travers le monde.
Dans une synthèse globale de la situation des droits humains, il a déclaré que «le monde marche sur la tête» et devient «véritablement un endroit plus dangereux».
Il a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade des violences, notamment au Soudan et en Palestine, où les agressions meurtrières se poursuivent à Ghaza et en Cisjordanie.
Le Haut-Commissaire a constaté que «le recours à la force, tant par la menace que par l’usage, pour régler les conflits est de plus en plus fréquent et banalisé».
Le nombre de conflits armés aurait presque doublé depuis 2010, atteignant aujourd’hui près de soixante.
Cette situation, selon lui, crée un véritable «désert des droits humains» et impose de ne pas «revenir à la violence comme base d’organisation» des sociétés.I
l a dénoncé une lutte acharnée pour le contrôle des terres, de l’énergie et de l’attention, au détriment des droits fondamentaux des populations.
Il s’est interrogé sur le but réel de cette quête insatiable de domination, qu’il s’agisse de «dominer l’économie mondiale», «accumuler toujours plus de pouvoir» ou même «envoyer l’IA dans l’espace».
Pour lui, le pouvoir doit servir des objectifs plus nobles et humains.
Avec une rare vigueur, il a fustigé les dirigeants qui exploitent et asservissent leurs peuples, regrettant l’absence de mesures urgentes pour inverser les tendances actuelles.
Il a dénoncé les attaques contre les institutions censées garantir la sécurité mondiale, telles que l’ONU, la Cour internationale de justice, la Cour pénale internationale et le Conseil de sécurité.
Enfin, Volker Türk a lancé un avertissement solennel : «Le monde ne peut pas rester spectateur pendant que l’édifice international du droit humanitaire et des droits de l’homme est démantelé sous nos yeux.»
M. M.
«Le monde devient plus dangereux»: L’ONU tire la sonnette d’alarme

