La justice algérienne frappe fort: L’ère de l’impunité est révolue

Dans sa détermination à purger l’État de toute forme de corruption et de prédation, l’Algérie poursuit avec fermeté son travail de nettoyage des anciennes pratiques mafieuses.
Les récentes condamnations de hauts responsables, ministres déchus, proches du pouvoir, figures influentes de l’ancien système, ne sont pas des faits divers. Ce sont les actes d’une justice qui agit désormais sans faiblesse, soutenue par une volonté politique claire : celle du président Abdelmadjid Tebboune. Dès son arrivée à la tête de l’État, le Président a fait de l’éradication de la corruption un combat prioritaire. Il a posé une règle d’or : distinguer l’erreur de gestion, qui peut être pardonnée pour protéger les cadres de l’État, du délit criminel, qui sera systématiquement poursuivi. Ainsi, aucun poste, aucune proximité avec le pouvoir, aucune ancienne allégeance ne protège plus ceux qui ont dilapidé l’argent public ou abusé de leur fonction.
Les affaires récentes, celles de Nassim Dhiyafate, d’Arzaki Berraki, d’Ali Aoun, ou encore de Mohamed Bouâakaz, l’ancien chef du protocole à la présidence, illustrent ce tournant historique.
Ces hommes, qui comptaient parmi les cadres les plus visibles du nouveau cours, ont été jugés, condamnés et incarcérés.
Leurs peines vont de cinq à dix ans de prison ferme. Et dans plusieurs cas, la justice a également frappé leurs proches, démontrant que l’omerta familiale ne fonctionne plus.
Ce qui rend ces procès particulièrement marquants, c’est qu’ils ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans un vaste mouvement de démantèlement des réseaux qui ont longtemps pillé les entreprises publiques – comme le groupe IMETAL, symbole de la mainmise d’une oligarchie sur l’industrie nationale. Les mêmes méthodes revenaient : marchés de gré à gré, passe-droits, surfacturations, et une même complicité entre certains décideurs et leurs proches.
Mais aujourd’hui, le décor a changé. La fameuse «issaba», cette oligarchie prédatrice qui a dicté sa loi pendant des décennies, est en train d’être démantelée pierre par pierre.
L’Algérie ne se contente pas de punir : elle envoie un signal clair, à l’intérieur comme à l’extérieur. L’argent public est désormais une ligne rouge. Et ceux qui la franchissent, quel que soit leur rang, finiront derrière les barreaux.
L’agence officielle APS l’a rappelé : «nous avons tourné la page de l’impunité». Ces affaires ne relèvent d’aucun règlement de comptes politique. Elles sont le fruit d’une justice indépendante et d’une volonté nationale de tourner définitivement le dos aux années de prédation.
La route est encore longue, mais chaque condamnation d’un ancien décideur est une victoire pour le peuple algérien et pour l’État de droit qui se construit jour après jour .
Razyka T.