Pour le quatrième jour consécutif, une vague de révolte embrase le Maroc. De Rabat à Casablanca, de Marrakech à Agadir, de Fès à Tanger, la jeunesse descend dans la rue, déterminée et lucide.
Elle ne réclame ni stades ni méga-événements, mais des hôpitaux, des écoles, et la fin d’un système de prédation qui enrichit une minorité au détriment du peuple. Le slogan est sans appel :
«Pas de Coupe du monde, mais des soins et de l’éducation !» La mort atroce de huit femmes à l’hôpital d’Agadir a cristallisé une indignation profonde. Tandis que des milliards sont engloutis dans des projets de prestige, les citoyens meurent faute de soins.
Au cœur de cette colère, un nom revient sans cesse : Aziz Akhanouch, Premier ministre et oligarque, incarnation d’un pouvoir où la politique sert de paravent aux affaires privées. Carburants, grande distribution, agriculture : ses entreprises contrôlent des secteurs vitaux, pendant que ses proches raflent les marchés publics. Le tout, sous l’œil bienveillant du Palais. Ce système verrouillé détourne les fonds publics qui devraient servir à construire des écoles et des hôpitaux. Pendant que les élites paradent en yachts et villas, le peuple endure l’inflation, le chômage et la misère. Le régime marocain a longtemps vendu au monde l’image d’un pays moderne : TGV clinquant, ports géants, Coupe du monde 2030.
Mais la jeunesse déchire le décor. Derrière la vitrine, c’est un Maroc fracturé : écoles délabrées,
hôpitaux saturés, villages sans eau ni électricité. Une jeunesse condamnée à l’exil ou à l’errance.
Le collectif GenZ 212, sans chef ni parti, incarne cette insurrection citoyenne. Il mobilise, il fédère, il refuse la peur. Dans les cortèges, les drapeaux palestiniens flottent haut. Car cette lutte sociale est aussi une lutte pour la dignité nationale. La jeunesse n’oublie pas la normalisation avec l’entité sioniste, complice du génocide à Ghaza. Elle rejette cette trahison historique. Le Maroc officiel, aligné sur Tel-Aviv et Washington, a perdu toute légitimité.
Le Maroc réel, celui de la rue, bat au rythme de la solidarité avec la Palestine. Plus de 200 arrestations, des dizaines de blessés, une répression féroce : le Makhzen dégaine son arme favorite, la peur. Mais elle ne fonctionne plus. Cette jeunesse n’a rien à perdre, et chaque soir, elle revient, plus nombreuse, plus déterminée. Le régime a perdu le contrôle.
Ce n’est pas la rue qui est en chaos, c’est le système lui-même, rongé par la corruption, la prédation et la trahison. L’Histoire est formelle : aucun régime fondé sur le mensonge et l’oppression n’a résisté à la volonté des peuples.
La France a quitté l’Algérie. L’apartheid a été brisé en Afrique du Sud. L’entité sioniste connaîtra le même sort. Le Makhzen n’échappera pas à cette loi historique.Qu’il réprime, qu’il censure, qu’il tente de diviser : le verdict est déjà tombé. Le régime est condamné par sa propre corruption et par une jeunesse qui exige dignité, justice et liberté. Le Maroc vit ses heures décisives. Le Palais peut s’accrocher à ses privilèges, mais il est déjà sur le banc des accusés de l’Histoire. Et comme tous les régimes coloniaux et prédateurs avant lui, il sera balayé par la tempête des peuples .
Malik M.
La jeunesse marocaine sonne l’heure du jugement: Le Makhzen vacille

