Appels à manifester pompeusement amplifiés par le Makhzen et ses relais: L’Algérie n’est pas le Maroc !

L’Algérie n’est pas le Maroc, et il n’y aura pas de manifestations du genre «GenZ», ce vendredi dans les rues du pays. Les Algériennes et les aAgériens ont déjà fait leur Hirak en 2019 lorsqu’ils se sont soulevés et sont sortis par des millions, dans un mouvement pacifique qui a forcé l’admiration du monde entier, pour mettre fin au régime Bouteflika.
L’élection présidentielle qui a suivi et qui a vu l’accession du président Abdelmadjid Tebboune au pouvoir, a ouvert une autre page : l’Algérie nouvelle qui poursuit ses pas sur la voie de la stabilité, la prospérité et le développement pour tous. Les inégalités comme c’est courant chez le voisin de l’Ouest, l’état en a fini avec des mesures pour les jeunes chômeurs, les porteurs de projets, en faveur des retraités, des différentes catégories professionnelles (Santé, éducation,…) et pour les simples travailleurs qui ont vu leurs salaires augmenter de la moitié en quelques années seulement. Le constat est tel qu’un scénario «à la marocaine» à l’image de ce qui se passe depuis quelques jours dans les rues du Royaume chérifien, est totalement exclu.
Ainsi, les appels pompeusement amplifiés par des relais et des médias pro-Makhzen, annonçant des manifestations en Algérie demain vendredi 3 octobre, relèvent d’une tentative désespérée de calquer la révolte des jeunes marocains. D’ailleurs, le soi-disant collectif à l’initiative des actions se fait appeler «GenZ 213» reproduisant le même slogan des jeunes manifestants marocains (GenZ 212) à la différence près de l’indicatif du pays. Une blague de mauvais goût ! Sauf que les relais médiatiques à l’origine de la manipulation oublient que pour faire sortir des jeunes manifester dans la rue, il faut bien des raisons et des revendications. Or, ce que réclament les jeunes marocains à travers des slogans comme «Pas de Coupe du Monde sans hôpitaux !», «Du pain, pas des stades !», «Justice sociale avant le football !», «L’école et la santé pour nos enfants, pas des milliards pour la FIFA !», ne s’applique pas sur l’Algérie.
L’agence officielle APS a bien fait de rappeler que «contrairement à son voisin, l’Algérie repose sur un modèle d’état social qui, malgré les défis, continue d’assurer des filets de protection solides : subventions généralisées, aides aux familles, accès gratuit aux soins et à l’éducation». «Ces mécanismes constituent un socle de justice sociale qui protège les couches les plus vulnérables et réduit la précarité», ajoute l’auteur, rappelant que «l’Algérie est classée parmi les pays les plus avancés du continent en matière de développement humain».
En vrai, au-delà de la tentative de déstabilisation qui se cache derrière ces appels, le Makhzen et ses relais cherchent à détourner l’attention de l’opinion publique marocaine vers l’étranger (son voisinage) pour compenser sur sa fragilité et la crise sociale qui ronge le Maroc à cause de la corruption et des politiques décidées au sein de la famille royale qui accapare à elle seule le gros des richesses du pays. Mais, la pilule ne passera pas. Demain vendredi, sous le ciel de l’Algérie, ce sera un jour ordinaire de repos. Un weekend.
Farid B.