industrie pharmaceutique: Vers l’autonomie et l’excellence continentale

L’Algérie se positionne comme un leader africain dans l’industrie pharmaceutique, avec un taux de couverture des besoins nationaux atteint à 83%. Le pays franchit des étapes décisives vers l’autonomie stratégique, notamment grâce à la production locale d’insuline et au développement de traitements contre le cancer.
Invitée ce dimanche sur l’émission «Invité de la matinale» de la Chaîne 1 de la Radio nationale, le Dr Khadija Bouguerra, responsable de la gestion de la qualité à l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP), a dressé un bilan très positif : l’Algérie dispose désormais de 233 unités de production pharmaceutique, représentant un tiers des usines de médicaments en Afrique, et 100 nouveaux projets sont actuellement en cours de réalisation.
Le pays se distingue par des avancées majeures dans plusieurs domaines.
En matière d’insuline, l’Algérie est le seul pays d’Afrique et du monde arabe à produire entièrement des stylos d’insuline.
Dans le domaine de l’oncologie, sur les 200 médicaments anticancéreux inscrits dans la nomenclature nationale,
54 sont désormais fabriqués localement, démontrant la capacité du pays à répondre aux besoins thérapeutiques essentiels tout en réduisant sa dépendance aux importations. Le secteur pharmaceutique national mise désormais sur
l’innovation et la recherche. Parmi les projets stratégiques, on note la création d’un centre de recherche biologique pour la production de vaccins et un partenariat avec le groupe Saidal dans le domaine de la thérapie cellulaire.
Sur le plan réglementaire, l’Algérie vise le niveau de maturité 3 (ML3) de l’OMS, qui représente une norme internationale d’excellence pour la régulation pharmaceutique.
Le système national repose sur quatre piliers : le ministère de la Santé, le ministère de l’Industrie pharmaceutique, l’ANPP et le Centre national de pharmacovigilance.
Après une auto-évaluation en juin 2025, le pays a déjà mis en œuvre plus de 78% des recommandations de l’OMS concernant l’enregistrement, l’inspection et les essais cliniques.
Cette certification internationale permettra de stabiliser le marché national, de renforcer l’innovation et de créer des opportunités d’exportation et de partenariats à l’international, consolidant ainsi la place de l’Algérie en tant que hub pharmaceutique africain.
Fateh H.