Le revoilà encore déverser son venin sur l’Algérie ! Le ministre français de l’Intérieur revient à la charge pour empoisonner un peu plus les relations entre Alger et Paris, déjà au bord de la rupture. Bruno Retailleau, désespéré a évoqué la possibilité de recourir à «d’autres moyens et voies» de pression contre l’Algérie, si les choses ne venaient pas à s’améliorer entre les deux pays, en particulier en ce qui concerne la réception des algériens sous OQTF (Ordre de quitter le territoire français). «J’ai toujours pensé qu’il fallait poser un rapport de force », a déclaré, hier, Retailleau, invité de la chaîne d’extrême droite BFMTV. Admettant « l’importance » de la diplomatie lorsqu’on veut sortir d’une situation de crise, le ministre français a estimé que « chacun a joué son rôle », dans une allusion à la visite de son collègue des Affaires étrangères en Algérie, le 6 avril dernier. Une visite qui finalement n’a pas été suivie par les résultats escomptés, tant l’escalade a vite repris place avec l’affaire de l’arrestation d’un agent consulaire algérien à Paris. L’Algérie a renvoyé 12 agents diplomatiques français et la France a fait de même. Profitant de cette situation de blocage et d’absence de dialogue, du moins officiellement, Bruno Retailleau pourtant effacé après l’appel téléphonique Tebboune-Macron du 31 mars, refait surface pour pousser au pire. Puisqu’il n’y a « aucun avancement » dans les relations bilatérales et que l’Algérie continue, selon lui, de refuser des
personnes sous OQTF, «je n’imagine pas qu’on ne puisse pas prendre de nouvelles mesures », dit-il.
Et de citer, entre autres, l’accord de 2013 entre Paris et Alger, qu’il appelle à « remettre en cause», lequel exempte les diplomates (algériens) du visa. « Moi, je pense que là encore, il faudra remettre en cause, suspendre cet accord, et puis, il y a d’autres voies et moyens comme la dette hospitalière », a-t-il enchainé, oubliant que l’Algérie avait déjà répondu par une mise au point sanglante à cette fausse polémique. «L’Algérie a payé rubis sur ongle ses factures», écrivait fin janvier l’APS dans une dépêche, précisant que de 2010 à 2019, 93.700.815,64 d’euros ont été transférés aux hôpitaux français et de 2020 à 2024, ce ne sont pas moins de 23.263.322,55 d’euros qui ont connu le même chemin ».
«D’ailleurs, n’est-ce pas Alger qui ne cesse de demander à la partie française de tenir une réunion de la commission mixte pour apurer ses créances d’un montant de 2.537.194,23 d’euros (frais d’hospitalisation de 2018 à 2024), une somme du reste pas aussi affolante que cela », avait-on ajouté. C’est parce qu’il est à court d’arguments, que Retailleau rabâche cette polémique stérile de prétendue dette algérienne aux hôpitaux français. Une histoire qui n’a aucune chance de passer auprès d’Alger qui, au contraire, dispose de plus de moyens de rétention sur Paris, dans un bras de fer qui finalement ne sert personne, sauf celui qui en fait un tremplin pour ses ambitions politiques : Bruno Retailleau .
Farid B.
Il revient à la charge dans la crise Algérie-France: Désespéré, Retailleau puise dans le réchauffé

