Haschich et drone sous-marin: L’Espagne frappe les filières marocaines

Les forces de l’ordre espagnoles multiplient les opérations coup de poing contre les filières de stupéfiants qui relient les côtes marocaines au sud du pays ibérique.
Dans une vaste intervention récente, la Garde civile a mis la main sur près de cinq tonnes de résine de cannabis et un engin sous-marin téléguidé, jusqu’alors inconnu dans la région. L’essentiel de la prise a eu lieu au large de la province de Huelva, à environ 68 kilomètres des côtes de Punta Umbría, face à l’océan Atlantique.
Une patrouille a repéré un bateau suspect, dépourvu d’équipements nautiques élémentaires.
À l’approche des gardes-côtes, les personnes à bord ont tenté de fuir, déclenchant une course-poursuite émaillée de manœuvres dangereuses. Pour tenter d’effacer les preuves, les trafiquants ont jeté une partie de leur cargaison à la mer, mais en vain.
L’intervention a permis l’arrestation de quatre individus et la saisie d’une centaine de ballots, soit environ 4 000 kilogrammes de haschich. Les suspects ont été placés en détention provisoire.
Parallèlement, sur l’autoroute A4, à la sortie de la province de Jaén, un contrôle routier a tourné à la découverte majeure. Le comportement nerveux d’un chauffeur de camion, circulant à bord d’un véhicule de location, a éveillé les soupçons des agents.
Une fouille approfondie a révélé 21 paquets de résine de cannabis soigneusement dissimulés, représentant un poids total de 820 kilos.
L’homme, âgé d’une trentaine d’années, a été interpellé, la drogue confisquée et le camion placé en fourrière. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer l’ampleur de ce trafic et ses ramifications. Mais c’est sans doute la troisième découverte qui inquiète le plus les autorités espagnoles.
Un drone sous-marin, dérivant dans les eaux du détroit de Gibraltar, a été intercepté. Piloté à distance et doté de technologies capables de le rendre discret face aux radars, cet engin peut transporter jusqu’à 200 kilogrammes de stupéfiants sur environ 50 kilomètres, une distance largement supérieure aux 15 kilomètres qui séparent l’Espagne du Maroc.
Pour les enquêteurs, ce nouveau mode de transport, furtif et efficace, marque une nette sophistication des méthodes employées par les réseaux criminels pour acheminer leur marchandise.
Malik M.