Le gouvernement algérien a engagé une démarche de réforme institutionnelle d’importance en organisant, ce samedi, une conférence nationale consacrée à l’examen des projets d’amendement technique de la Constitution et de la loi organique relative au régime électoral. Présidée par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, et marquée par la présence du directeur de cabinet de la Présidence de la République, de membres du gouvernement, de responsables des partis politiques et de l’autorité électorale, cette initiative témoigne de la volonté des pouvoirs publics de parfaire le cadre juridique national dans un esprit de dialogue et de modernisation.
Les propositions présentées lors de cette rencontre s’inscrivent dans la continuité des grandes orientations fixées par la Constitution de 2020, texte fondateur qui a constitué une étape historique dans le renforcement de la démocratie et des institutions républicaines. Parmi les principales avancées suggérées figure l’instauration d’une condition de niveau d’instruction pour les candidats à la présidentielle, mesure visant à garantir la compétence et le sérieux des prétendants à la plus haute fonction de l’État.
Cette disposition, si elle est adoptée, contribuera à élever le niveau d’exigence et de crédibilité du processus électoral.
Le projet prévoit également une clarification des modalités de prestation de serment du président
de la République, renforçant ainsi le caractère solennel et transparent de cette étape fondamentale
de la vie institutionnelle.
Par ailleurs, l’élargissement des prérogatives de l’Autorité nationale indépendante des élections, notamment en matière de contrôle, et la réorganisation de la préparation logistique confiée à l’administration, visent à optimiser la gestion des scrutins en séparant clairement les rôles entre supervision indépendante et exécution opérationnelle.
D’autres propositions tendent à renforcer la stabilité et l’efficacité des institutions. Le passage du mandat du président du Conseil de la nation de trois à six ans permettra de préserver la continuité de l’expertise et d’éviter les ruptures préjudiciables au bon fonctionnement de cette assemblée.
De même, la révision de la composition du Conseil supérieur de la magistrature, en l’épurant de certaines catégories membres et en y intégrant le procureur général près la Cour suprême, vise à en rationaliser le fonctionnement et à en renforcer la cohérence.
Le Premier ministre a rappelé, dans son allocution, que ces amendements techniques s’inscrivaient dans une démarche globale de consolidation de l’État de droit et de renforcement des équilibres institutionnels. Il a souligné l’importance d’un dialogue national inclusif pour la réussite de ces réformes, appelant l’ensemble des forces politiques et de la société civile à s’engager dans cette voie avec un esprit de responsabilité et d’adhésion à l’intérêt supérieur de la nation.
Cette conférence s’est ainsi déroulée dans un climat de sérieux et de concertation, marquant une nouvelle étape dans le processus de perfectionnement des outils juridiques et démocratiques de l’Algérie.
Elle démontre l’engagement constant des autorités à adapter le cadre institutionnel aux exigences du temps présent, dans le respect des principes constitutionnels et avec pour objectif suprême la
stabilité, le progrès et la souveraineté nationale.
Farid B.
Ghrieb préside l’ouverture d’une conférence nationale sur les projets d’amendement: L’Algérie affine sa Constitution pour plus d’efficacité

