Les autorités de Ghaza ont formellement accusé l’armée israélienne de pratiquer des prélèvements d’organes sur les corps de Palestiniens tués, exigeant l’ouverture d’une enquête internationale indépendante. Le Dr Ismail al-Thawabta, directeur du Bureau des Médias, a déclaré que 120 corps récemment restitués par Israël présentaient des mutilations post-mortem et des signes de prélèvements
d’organes, notamment des cornées, foies et reins.
Ces accusations s’inscrivent dans un contexte où plus de 9 500 Palestiniens restent portés disparus sous les décombres, les autorités dénonçant l’impossibilité de procéder à des examens médico-légaux complets en raison du blocus. Des précédents existent : en août 2024, 89 corps avaient été rendus dans un état de décomposition avancée avec des organes manquants.
Cette pratique aurait des antécédents documentés. Dès les années 1990, des médecins palestiniens dénonçaient ces prélèvements. En 2009, une enquête journalistique suédoise révélait un trafic d’organes présumé à partir de l’Institut médico-légal israélien Abu Kabir, dont l’ancien directeur avait lui-même reconnu ces pratiques dans des entretiens en 2000. Face à ce qui pourrait constituer des crimes contre l’humanité selon des experts juridiques, le gouvernement de Ghaza appelle les Nations unies et les organisations internationales à documenter urgemment ces violations du droit humanitaire, dénonçant une ultime profanation des victimes palestiniennes .
N. C.
Ghaza accuse l’armée sioniste de prélèvements d’organes sur des Palestiniens tués

