La bande de Gaza s’enfonce chaque jour davantage dans une tragédie humaine d’une ampleur inédite. Depuis les premières heures du samedi 19 juillet jusqu’à l’aube du dimanche, au moins 104 Palestiniens ont été tués, selon les sources hospitalières locales. Parmi eux, 37 civils venus chercher de l’aide humanitaire ont été fauchés par les tirs israéliens, illustrant une fois de plus la brutalité d’une guerre qui ne fait aucune distinction entre combattants et innocents.Les frappes aériennes israéliennes ont ciblé des zones densément peuplées, notamment un immeuble résidentiel au sud du camp de Nuseirat, où neuf personnes ont péri, dont un nourrisson et un enfant.
À Tal al-Hawa, cinq autres vies ont été arrachées, tandis que dans le quartier de Shuja’iyya, quatre civils ont été tués dans une attaque sur la rue Mashtaha. À Sheikh Radwan, deux enfants figurent parmi les quatre victimes d’un bombardement sur une habitation.Le bilan global est effroyable : plus de 58 765 morts et 140 485 blessés, dont plus de 70 % sont des femmes et des enfants. Ces chiffres, rapportés par les autorités sanitaires de Gaza et confirmés par plusieurs organisations humanitaires, traduisent une politique de destruction systématique, où les civils sont devenus les premières cibles.
Les centres de distribution d’aide, censés être des refuges, se transforment en pièges mortels, où les files d’attente sont régulièrement prises pour cible. La famine, la soif, le manque de soins et les bombardements incessants convergent pour créer un enfer à ciel ouvert, sous les yeux d’une communauté internationale paralysée, divisée ou complice par son silence.Face à cette entreprise de mort, la résistance palestinienne appelle à une mobilisation populaire mondiale, pour briser l’impunité, ouvrir des couloirs humanitaires et traduire les responsables devant la justice internationale. Car à Gaza, le droit à la vie est devenu un acte de résistance, et chaque jour qui passe sans réaction est une tache sur la conscience collective de l’humanité .
Imène.G
Gaza sous les bombes : L’horreur continue, le monde détourne le regard

