Gaza affamée :Une tragédie humanitaire sous les yeux du monde

La bande de Gaza vit l’une des pires crises humanitaires de notre époque. Alors que les bombardements sionsites se poursuivent sans relâche, la famine s’installe comme une arme de guerre, ciblant les plus vulnérables : les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées. Selon les dernières données du ministère de la Santé de Gaza, 69 enfants sont déjà morts de malnutrition, un chiffre qui ne cesse
de grimper.

Une famine organisée, un blocus meurtrier
Depuis mars 2025, le blocus total imposé par Israël empêche l’entrée de nourriture, de médicaments, de carburant et même d’eau potable4. Les centres de distribution d’aide, censés être des refuges, sont devenus des zones de mort, où des dizaines de Palestiniens sont tués en tentant simplement d’obtenir un sac de farine6. Le dernier massacre près du centre de Zikim a fait 57 morts, abattus par des tirs israéliens alors qu’ils attendaient de l’aide humanitaire. Les témoignages sont glaçants : des enfants décharnés, des mères incapables d’allaiter faute de nutrition, des familles entières réduites à des squelettes vivants. L’UNICEF et l’OMS alertent sur plus de 71 000 enfants menacés de malnutrition aiguë, et 17 000 femmes enceintes en danger7. Pourtant, des centaines de tonnes d’aide sont bloquées à la frontière, prêtes à être distribuées, mais interdites d’accès.
Silence complice et appel à la mobilisation
Face à cette tragédie, la résistance palestinienne et les autorités locales dénoncent un crime délibéré contre l’humanité. Le ministère de la Santé de Gaza parle d’un « massacre lent », orchestré par la privation et la terreur. Les appels à la communauté internationale se multiplient, mais restent sans réponse concrète. L’ONU, bien que consciente de la situation, n’a toujours pas officiellement déclaré l’état de famine, malgré des critères largement remplis.La population palestinienne appelle à une mobilisation populaire mondiale, à une pression diplomatique réelle pour ouvrir les couloirs humanitaires, lever le blocus, et traduire les responsables de ces crimes devant la justice internationale. Car à Gaza, la faim n’est pas une conséquence de la guerre — elle est devenue sa stratégie .
Imène.G