Depuis plus de neuf semaines, la bande de Gaza endure un blocus humanitaire implacable imposé par l’entité sioniste, privant près de 2,3 millions de Palestiniens d’accès à l’aide vitale, aux soins médicaux et aux biens de première nécessité. L’UNRWA, principale agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, a lancé un cri d’alarme dimanche, soulignant que cette situation causera des « dommages irréversibles à d’innombrables vies ».
Une crise humanitaire délibérée
Le siège inhumain, en place depuis le 2 mars 2024, aggrave une catastrophe déjà provoquée par l’agression génocidaire israélienne déclenchée le 7 octobre 2023. Les chiffres sont accablants : plus de 52 000 martyrs, dont une majorité de femmes et d’enfants, et près de 120 000 blessés, souvent condamnés à mourir faute de soins. La famine s’étend, avec 90 % de la population souffrant de malnutrition aiguë, tandis que les hôpitaux, écoles et réseaux d’eau sont méthodiquement détruits.
L’UNRWA dispose pourtant de milliers de camions prêts à entrer et d’équipes sur place pour intensifier les livraisons, mais l’entité sioniste bloque systématiquement l’accès, violant le droit international et les résolutions de l’ONU.
Ce blocus s’inscrit dans une stratégie plus large d’étouffement démographique et de nettoyage ethnique. En paralysant l’aide, Israël cherche à punir collectivement la population civile, en violation de la Quatrième Convention de Genève, tout en forçant les déplacements massifs et en rendant Gaza inhabitable pour faciliter son annexion. Malgré les condamnations symboliques, les puissances occidentales, notamment les États-Unis et l’UE, continuent de soutenir financièrement et militairement Israël. Les vetos américains au Conseil de sécurité bloquent toute action concrète, tandis que les médias dominants minimisent la souffrance palestinienne. Face à ce crime, la résistance palestinienne reste debout, tandis que des mouvements citoyens mondiaux exigent la levée immédiate du blocus, des sanctions contre Israël et la protection des réfugiés. Gaza ne doit pas devenir un cimetière à ciel ouvert. Chaque minute de blocus tue des innocents. La communauté internationale doit briser son silence complice avant que des générations entières ne soient anéanties. L’histoire jugera ceux qui ont laissé faire.
Farid B.

