La bande de Ghaza est confrontée à une catastrophe humanitaire majeure, marquée par une crise de l’eau sans précédent. Dans un communiqué publié samedi, l’Autorité palestinienne de l’approvisionnement en eau (PWA) a alerté sur la situation dramatique, affirmant que la population « meurt de soif » en raison de l’effondrement quasi-total des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, provoqué par le conflit en cours avec Israël.Selon la PWA, les opérations militaires israéliennes, les attaques ciblées contre les infrastructures civiles, les coupures prolongées d’électricité et les sévères restrictions sur le carburant et les fournitures essentielles ont paralysé le fonctionnement des réseaux d’eau.
Plus de 85 % des systèmes d’approvisionnement et d’assainissement de Ghaza ont été gravement endommagés, forçant les habitants à survivre avec seulement trois à cinq litres d’eau par personne et par jour — un chiffre largement inférieur au seuil minimal d’urgence établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui est de 15 litres par jour. La situation sanitaire se dégrade rapidement.
Le communiqué de la PWA met en garde contre les risques graves pour la santé publique, en particulier en raison du déversement incontrôlé d’eaux usées non traitées dans les zones d’habitation, ainsi que de la consommation généralisée d’eau salée ou impropre à la consommation, faute d’alternative.L’autorité palestinienne dénonce une violation flagrante du droit international humanitaire et accuse Israël de recourir à des pratiques d’occupation systématiques qui visent à affaiblir les infrastructures civiles essentielles. Elle appelle à l’arrêt immédiat des opérations militaires, à la levée du blocus imposé à la bande de Ghaza et à la protection urgente des travailleurs du secteur de l’eau, devenus eux-mêmes des cibles dans ce conflit prolongé. Cette crise de l’eau s’ajoute à une situation humanitaire déjà catastrophique, où les besoins fondamentaux ne sont plus assurés pour plus de deux millions de personnes.
R.I.

