L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a tiré la sonnette d’alarme, mardi, face à une crise humanitaire sans précédent qui s’aggrave de jour en jour dans la bande de Gaza.
En cause : le blocus quasi total imposé par l’armée d’occupation israélienne, qui empêche depuis plus de 100 jours l’acheminement de carburant dans l’enclave palestinienne, menaçant de faire s’effondrer les derniers piliers de l’aide humanitaire.
Dans un message publié sur ses réseaux officiels, l’UNRWA a alerté la communauté internationale sur le risque imminent d’une paralysie totale des services humanitaires dans la bande de Gaza. Sans carburant, a insisté l’agence onusienne, aucun secteur vital ne peut fonctionner : ni les hôpitaux déjà surchargés, ni les stations de pompage d’eau potable, ni les boulangeries, ni même les systèmes de communication essentiels à la coordination des secours. Le carburant est la clef de voûte des opérations de survie, et son absence prolongée menace d’anéantir tout espoir d’assistance aux civils piégés dans cette enclave ravagée.Depuis le 2 mars 2024, date à laquelle Israël a renforcé son blocus en interdisant toute livraison de carburant, aucun convoi n’a pu entrer dans la bande de Gaza.
L’UNRWA souligne que cette politique empêche également l’acheminement d’autres fournitures indispensables comme les médicaments, les équipements médicaux ou encore les rations alimentaires de base. Les stocks sont au plus bas, les infrastructures sont à l’agonie, et les conséquences sur la population sont dramatiques. L’agence appelle à la levée immédiate et sans conditions du blocus sur le carburant, rappelant que l’aide humanitaire est un droit fondamental protégé par le droit international humanitaire, et non une faveur que l’occupant peut octroyer ou refuser selon ses intérêts politiques ou militaires.
Malik.M.

