Fin de règne au Maroc ? Les ombres de Mohammed VI

Le roi Mohammed VI du Maroc aurait été transporté d’urgence en France à bord d’un avion médicalisé. Selon plusieurs médias algériens, dont Algeriagate, cette décision interviendrait après qu’une apparition publique à Casablanca aurait aggravé son état de santé, déjà considéré comme fragile par certains observateurs.
D’après ces sources, le souverain est hospitalisé à Paris dans un état critique, certains rapports non officiels évoquant un état végétatif, voire une «mort clinique», suite à un accident vasculaire cérébral associé à une crise cardiaque aiguë. Aucune source officielle marocaine ou française n’est venue confirmer ou infirmer ces informations, qui circulent dans un contexte d’absence prolongée du roi des écrans et de silence inhabituel du palais.
Cette situation de flou alimente naturellement les spéculations sur l’avenir du royaume. Les analystes politiques évoquent l’ouverture hypothétique d’une phase de succession, avec en toile de fond des rivalités au sein de l’entourage royal, le Makhzen. L’ex-épouse du roi, Lalla Salma, dont l’absence est notable, ainsi que des figures influentes comme Fouad Ali El Himma, sont souvent citées comme des acteurs potentiels dans ce jeu d’influence. Le patron des services de renseignement, Abdellatif Hammouchi, serait un observateur clé de ces manœuvres, dans un souci de maintien
de la stabilité du régime. Cette incertitude politique survient dans un contexte socio-économique marqué par des défis internes importants, tels que le chômage et les préoccupations économiques d’une partie
de la population. Sur le plan international, cette crise potentielle place la France dans une position délicate. Allié historique du Maroc, Paris se retrouve impliqué malgré lui, devant gérer avec prudence la situation médicale du souverain et l’éventualité d’une transition .
N. C.