Plus qu’un mois, la neuvième législature de l’Assemblée populaire nationale (APN), laissera place à une nouvelle législature.
Les élections législatives du 2 juillet approchent à grands pas et c’est l’heure pour l’actuelle Assemblée de faire son bilan. Dans cette optique, le président de la chambre basse du Parlement, Ibrahim Boughali, a tenu, ce mercredi, une réunion consacrée au bilan de la 9e législature en présence des représentants de différentes structures administratives. Lesquelles ont présenté, chacune, un rapport sur ses activités dans son domaine de compétence.
Lors de cette réunion, Boughali a donné des instructions pour finaliser et enrichir cette évaluation, insistant sur la nécessité de pérenniser l’initiative et d’en faire un mécanisme de travail régulier qui tend à valoriser «la culture d’évaluation et de suivi», contribuant ainsi «au renforcement du bon fonctionnement de l’institution» et «à l’amélioration de l’efficacité du travail parlementaire».
Soulignant l’importance de «documenter les différentes activités et initiatives menées par l’Assemblée durant cette législature», le président de l’APN a mis l’accent sur «l’importance de mettre en lumière les efforts déployés pour moderniser le fonctionnement du Parlement et promouvoir la transparence institutionnelle et la communication avec les citoyens».
La réunion tenue par Boughali s’inscrit dans la continuité de celle qu’il avait présidée le 7 mai dernier en présence des vice-présidents de l’APN, du secrétaire général et du chef de cabinet, et dont les travaux avaient été consacrés au suivi d’un exposé détaillé sur le bilan législatif de la 9e législature, présenté par le directeur général de la législation, Rabah Menzer.
En attendant donc la publication de ce bilan final, il va sans dire que l’initiative reste louable pour mettre l’accent sur les insuffisances. Il est clair que l’APN va insister sur les chiffres, c’est-à-dire le nombre de textes de lois votés et les séances de débats tenues. Mais, idéalement, faire un bilan suppose que l’on aborde également les manquements. Quoi qu’il en soit, cette série de réunions sonne le début de la fin pour une législature qui aura été marquée par une riche activité et des textes important à l’image de la loi portant criminalisation du colonialisme, la loi sur les partis politiques, mais aussi la révision technique de la Constitution, pour ne citer que ces trois textes. C’est également une législature durant laquelle, le président Abdelmadjid Tebboune, a été réélu à l’occasion de la présidentielle de 2024, avec une contribution de l’APN avec «l’appel à une large participation», comme l’avait souligné Boughali au lendemain du scrutin. Sur un plan plus protocolaire, ces réunions sont le prélude aux adieux des députés qui, dans leur majorité, seront remplacés par les nouveaux heureux élus qui sortiront des urnes le 2 juillet prochain. Le compte à rebours a bel et bien commencé
Farid B.
Boughali tient une série de réunions de fin de la 9e législature: L’heure du bilan pour l’APN

