Fausse grève générale: L’UGTA dément et porte plainte contre des «documents manipulés»

L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a mis les choses au clair, ce samedi. Après la circulation sur les réseaux sociaux d’un document apocryphe attribué à son secrétaire général, appelant à une grève nationale ouverte dès lundi prochain pour le compte des personnels de la filière commune, la centrale syndicale a opposé un démenti catégorique.
Dans un communiqué, l’UGTA affirme «rejeter fermement et rigoureusement l’authenticité de ce document», qualifié de «falsifié, sans aucun fondement et sans aucun lien avec les positions ou les structures du syndicat». L’organisation dénonce avec vigueur «cet acte grave» qui vise, selon elle, à «tromper l’opinion publique, semer la confusion parmi les travailleurs et les syndicalistes, et nuire à la crédibilité de cette organisation syndicale historique».
L’UGTA rappelle que ses positions officielles sont exclusivement diffusées par ses canaux et instances légitimes, conformément aux cadres juridiques et réglementaires en vigueur, et non par des messages anonymes. Elle annonce avoir déjà engagé des poursuites judiciaires contre les auteurs et les promoteurs de cette falsification, afin de les traduire devant les juridictions compétentes pour protéger sa crédibilité et les droits des travailleurs.
Parallèlement, le secrétaire général de l’UGTA, Ameur Takjout, est revenu plus longuement sur l’affaire à l’occasion du premier congrès national de la Fédération nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui se tient à l’Université d’Alger 3. Il a catégoriquement affirmé que ces allégations «n’ont aucun rapport avec la réalité» et s’inscrivent dans des tentatives de déstabilisation du travail syndical.
Takjout a expliqué que le recours à une grève générale obéit à un processus précis et à des étapes
claires : consultation des bases, tenue de réunions, information de l’opinion publique.
«La grève n’est pas une décision qui se prend via un document anonyme ou de manière soudaine», a-t-il insisté. Il a réaffirmé sa méthode de travail fondée sur la transparence et la franchise, refusant de faire passer des décisions par des canaux officieux.
Enfin, Takjout a mis en garde contre la diffusion de telles informations erronées, qui nuisent à l’image de l’UGTA et perturbent sa réorganisation interne.
Il a appelé à la plus grande rigueur dans la vérification des sources et à ne pas céder aux rumeurs, afin de préserver la crédibilité de l’action syndicale.
A. G.