Ancien international algérien, Faouzi Ghoulam est revenu sur son choix de représenter l’Algérie, ses souvenirs marquants de la Coupe du Monde 2014 au Brésil, ainsi que ses attentes pour l’avenir des Verts, notamment en perspective du Mondial 2026.
Dans un entretien riche en émotions, accordé au site de la FIFA, l’ex-joueur de Naples a également évoqué son parcours, ses blessures et son regard sur le football mondial.
Interrogé sur son passage par les sélections jeunes de la France avant d’opter pour l’Algérie, Ghoulam affirme que ce choix s’est imposé naturellement. «L’Algérie a été un choix de cœur», confie-t-il, rappelant son attachement profond à ses origines.
Né en France, mais issu d’une famille entièrement algérienne, il explique que représenter l’équipe nationale a constitué l’un des moments les plus forts de sa carrière.
«Voir la fierté sur le visage de mes parents, c’est la plus belle chose qui soit. Porter les couleurs de notre pays, c’est fabuleux», souligne-t-il.
Revenant sur la Coupe du Monde 2014, Ghoulam estime que disputer un Mondial reste «la meilleure sensation qu’un joueur puisse connaître».
Il considère cette édition brésilienne comme exceptionnelle, à la fois pour le cadre mythique de la compétition et pour le parcours historique de l’Algérie, éliminée en huitièmes de finale face à l’Allemagne après prolongation, future championne du monde.
«Pendant la compétition, on ne se rend pas vraiment compte de ce qu’on accomplit. C’est après qu’on réalise », raconte-t-il, qualifiant cette expérience d’incomparable dans le football.
Sur la période difficile marquée par les blessures, l’ancien latéral gauche affirme qu’elle l’a profondément transformé.
Selon lui, cette épreuve l’a rendu plus fort sur le plan humain, lui permettant de se rapprocher davantage des supporters et des personnes en difficulté.
«Ce n’est pas une bonne chose sportivement, mais ça m’a rendu meilleur», assure-t-il, estimant que ces moments ont contribué à façonner l’homme qu’il est devenu.
Concernant la Coupe du Monde 2026, Ghoulam se montre optimiste tout en restant prudent.
Il estime que l’Algérie est entrée dans une phase de renouveau, avec une transition progressive entre les cadres expérimentés et une nouvelle génération talentueuse.
«J’espère qu’on réussira à sortir de la phase de groupes. On a une équipe avec beaucoup de qualités et les moyens de bien faire», a-t-il déclaré.
À propos des adversaires éventuels de l’Algérie, Ghoulam pense que le match contre l’Argentine ne serait pas forcément le plus difficile, car la motivation des joueurs serait naturellement élevée. Il insiste toutefois sur l’importance de se battre contre les équipes jugées à la portée des Verts.
Il cite également la France, l’Espagne et le Portugal comme principaux favoris du tournoi, estimant que l’Argentine reste fortement dépendante de Lionel Messi, désormais en fin de carrière.
Enfin, l’ancien international algérien a évoqué les joueurs qu’il suit avec attention au sein de la sélection nationale. S’il considère Riyad Mahrez comme la star incontestable, il met également en avant plusieurs talents évoluant en Europe, tels que Rayan Aït-Nouri, Ramy Bensebaïni, Anis Hadj Moussa ou encore Ibrahim Maza, qu’il décrit comme un joueur très prometteur.
À travers ses déclarations, Faouzi Ghoulam affiche une fierté intacte pour l’Algérie et garde l’espoir de voir les Verts briller à nouveau sur la scène mondiale.
H. A.
Faouzi Ghoulam :«Porter le maillot de l’Algérie a été l’une des plus grandes fiertés de ma carrière»

