Estimées à 18 milliards de dollars: Les pertes financières françaises en Algérie au cœur des tensions bilatérales

La France aurait essuyé des pertes colossales de 18 milliards de dollars en Algérie, selon les révélations de l’ancien député algérien Ahmed Khalifa. Lors d’une intervention remarquée sur la chaîne « Echorouk », il a mis en lumière les raisons présumées des vives tensions qui ont récemment émaillé les relations entre les deux pays. D’après Ahmed Khalifa, l’oligarchie française aurait soutenu le maintien au pouvoir du président Emmanuel Macron pour deux mandats consécutifs, dans le but de préserver ses intérêts économiques et financiers considérables en Algérie. Cette oligarchie, composée de grands groupes industriels et financiers français, aurait vu d’un très mauvais œil l’arrivée à la tête de l’État algérien d’Abdelmadjid Tebboune en 2019.Selon l’ancien parlementaire, dès son accession à la présidence, Tebboune n’a pas tardé à prendre une série de mesures impactant directement les relations économiques bilatérales avec la France, mesures suivies avec une grande inquiétude par cette puissante oligarchie française. Khalifa affirme que ces décisions auraient fait perdre la somme faramineuse de 18 milliards de dollars aux intérêts français en Algérie. Il détaille ainsi que le président algérien a mis un terme aux contrats de la société française Métro d’Alger pour la construction du métro ainsi qu’à celui de la SEAAL, filiale de Suez, pour la gestion de l’eau. De plus, l’Algérie a récupéré les parts de 24,5% détenues par l’américain Anadarko dans des gisements pétroliers et gaziers, parts que le géant français Total s’apprêtait à acquérir pour 5,5 milliards de dollars. S’ajoutent à cela une série de juteux contrats de projets, évalués à 10 milliards, qui devaient initialement revenir à des bureaux d’études français. Outre ces lourdes pertes contractuelles, Ahmed Khalifa souligne que l’arrêt des importations du blé français par l’Algérie a encore accentué les dommages subis par l’oligarchie française, portant le total à pas moins de 18 milliards de dollars. En sa qualité d’expert économique, il insiste sur le fait que sous la présidence Tebboune, les échanges commerciaux algériens se sont réorientés, non plus vers la France comme par le passé, mais davantage vers l’Italie désormais.L’ancien député conclut enfin sur une note cinglante, affirmant que la France s’attendait à ce que l’Algérie poursuive sa dépendance envers elle, notamment dans le domaine stratégique de l’armement. Mais c’était sans compter sur le revirement opéré par Tebboune, qui a choisi de privilégier des partenariats avec la Russie et la Chine pour répondre à ces besoins.Ces lourdes pertes financières en Algérie seraient ainsi, selon Ahmed Khalifa, la principale raison des attaques répétées et du regain de tensions émanant des autorités françaises à l’encontre de leur voisin maghrébin ces derniers mois .

F.H.

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