Échanges fragiles d’otages: L’Entité sioniste remet à Ghaza les corps de 15 Palestiniens supplémentaires

L Entité sioniste a remis, dimanche à Ghaza les corps de 15 Palestiniens par l’intermédiaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), portant à 150 le nombre total de corps restitués, selon les autorités sanitaires de Ghaza. Les équipes médicales ont confirmé qu’elles poursuivent le traitement des corps conformément aux procédures et protocoles médicaux approuvés, en préparation des examens, de la documentation et de la remise aux familles endeuillées.
Un cessez-le-feu, négocié grâce à la médiation de l’Égypte, du Qatar, de la Turquie et des États-Unis, est entré en vigueur entre Israël et le Hamas le 10 octobre.
Cette première phase de l’accord inclut l’échange de prisonniers et d’otages, l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza, ainsi qu’un retrait partiel des forces israéliennes.
Dans le cadre de cet accord, le Hamas a libéré 20 otages israéliens encore en vie, ainsi que 13 des 28 corps d’otages décédés. En retour, Israël a libéré 250 prisonniers palestiniens condamnés à des peines de longue durée, ainsi que 1 718 détenus de Ghaza arrêtés depuis le 7 octobre 2023.
Les Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont annoncé dimanche dernier avoir retrouvé le corps d’un otage israélien lors d’opérations de recherche en cours dans la bande de Ghaza.
Le groupe a précisé qu’il remettrait ce corps «lorsque les conditions sur le terrain le permettront». Al-Qassam a indiqué que les opérations de recherche se poursuivent malgré les défis posés par la présence des forces israéliennes et les échanges de tirs sporadiques dans certaines zones. Ils ont averti qu’une nouvelle escalade israélienne compliquerait ces efforts, ralentissant ainsi la récupération des corps de soldats israéliens. Cette annonce intervient alors que les tensions persistent entre le Hamas et Israël concernant la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu. Ce dernier inclut des dispositions importantes pour les échanges de prisonniers et de corps, symbolisant un espoir de paix et de réconciliation dans cette région tourmentée.
S. G.