L’Algérie a lancé un plan ambitieux pour organiser l’information nationale à travers la création d’un système de gouvernance des données destiné à unifier le langage numérique entre toutes les administrations et institutions publiques.
Ce dispositif vise à rendre l’échange d’informations plus fluide, sécurisé et fiable, tout en renforçant
la transparence et la confiance des citoyens dans les services publics.
Ce système, défini par décret présidentiel, constitue un cadre unique regroupant les mécanismes standardisés de gestion et d’interopérabilité des données.
Il confie au Conseil national de la sécurité des systèmes d’information la supervision générale, tandis que l’Autorité nationale de protection des données personnelles veille au respect de la législation et à la protection des citoyens.
L’Agence de sécurité des systèmes d’information est chargée de classifier les niveaux de sensibilité des
données afin de garantir leur protection, et la Haute Autorité de la numérisation assure le fonctionnement du réseau national sécurisé, indépendant d’Internet, pour l’échange entre institutions.
Chaque administration est tenue de classer et d’indexer ses données selon des références nationales
unifiées, de garantir leur qualité et leur exactitude, et d’obtenir l’accord de la source avant toute exploitation. Certaines catégories sensibles, liées à la défense, à la sécurité nationale ou aux enquêtes judiciaires, sont exclues du champ d’application. Ce dispositif représente une avancée majeure
pour la modernisation de l’État.
Il permettra de réduire les délais administratifs, d’éviter les doublons, de faciliter l’accès aux services et d’assurer que les données des citoyens soient toujours exactes et protégées.
À travers cette initiative, l’Algérie affirme sa volonté de bâtir une gouvernance numérique solide, au service de l’efficacité institutionnelle et de la confiance citoyenne.
A. G.
Données publiques: L’Algérie se dote d’une colonne vertébrale numérique nationale

