La Commission européenne s’apprête à proposer, dès le mois prochain, une interdiction des nouveaux contrats de gaz russe d’ici fin 2025, ainsi qu’une suppression des importations liées aux contrats existants d’ici fin 2027, selon un projet de document consulté par Reuters. Cette feuille de route, qui doit être officialisée mardi, vise à éliminer progressivement l’énergie russe, conformément à l’objectif non contraignant que s’est fixé l’Union européenne après l’invasion de l’Ukraine en 2022. Le texte prévoit que Bruxelles présentera en juin une proposition législative pour interdire les importations résiduelles de gaz naturel et de GNL russes dans le cadre des contrats en cours. Selon la Commission, cette sortie progressive, si elle est coordonnée avec les évolutions du marché mondial et l’appui de fournisseurs fiables, devrait avoir un impact limité sur les prix et la sécurité d’approvisionnement en Europe. Pour entrer en vigueur, ces mesures devront être approuvées par le Parlement européen et une majorité renforcée des États membres. Jusqu’ici, l’UE a imposé des sanctions sur le charbon et le pétrole russes, mais pas sur le gaz, en raison de l’opposition de la Slovaquie et de la Hongrie, dépendantes des livraisons par gazoducs russes et craignant une flambée des prix en cas de rupture.
Aujourd’hui, environ 19 % du gaz consommé en Europe provient encore de Russie, principalement via le gazoduc Turk Stream et les livraisons de GNL, une part bien inférieure aux 40 % enregistrés avant 2022 .R.I.
D’ici 2027:La Commission européenne propose une interdiction progressive du gaz russe

