Détentions des militants pacifistes de la global sumud flotilla:Des brutalités inacceptables

Les 437 militants pacifistes arrêtés lors de l’arraisonnement illégal de la Global Sumud Flotilla subissent des traitements d’une brutalité glaçante dans les prisons israéliennes. Privés d’eau et de nourriture, insultés et frappés, certains ont même été contraints d’agiter le drapeau de l’occupant.
Parmi ces militants, la célèbre militante écologiste suédoise Greta Thunberg, symbole de résistance morale et non-violente, a été traînée par les cheveux, battue, et forcée à embrasser le drapeau de l’occupant, selon plusieurs témoignages.
Les avocats de l’ONG israélienne Adalah, ayant pu accéder à certains détenus, dénoncent une violation systématique des droits fondamentaux. Les détenus sont privés d’eau potable, de soins médicaux, d’accès à des avocats, et subissent une extrême surpopulation carcérale.
Les témoignages font état de violences physiques, d’insultes et d’humiliations sexuelles, notamment envers des femmes contraintes de retirer leur hijab. À la prison de Ketziot (Ansar III), tristement célèbre pour son traitement inhumain des prisonniers palestiniens, 34 militants ont entamé une grève de la faim, exigeant que leurs rations alimentaires soient envoyées à Ghaza, où la population meurt de faim sous blocus. La diplomatie suédoise a confirmé que Greta Thunberg souffrait de déshydratation, de malnutrition et d’éruptions cutanées, après plusieurs jours sans soins ni eau.
L’ambassade de Suède, autorisée à rencontrer neuf détenus, a demandé la fin immédiate de ces sévices. L’affaire Greta Thunberg, devenue icône malgré elle, symbolisera un monde où porter secours à Ghaza est désormais considéré comme un crime par l’oppresseur .
S. G.