Criminalisation de la colonisation: La commission parlementaire poursuit son travail

La commission parlementaire chargée de la préparation de la proposition de loi criminalisant le colonialisme français a-t-elle abandonné son projet?
Nombreux sont ceux qui se posent cette question en l’absence d’informations sur le travail de cette équipe. La réponse est négative puisque la commission parlementaire poursuit son travail le plus normalement du monde mais en toute discrétion, en attendant de finaliser sa proposition et de la transmettre au bureau de l’Assemblée qui la transmettra à son tour au gouvernement.
D’ailleurs, selon une source parlementaire, une réunion est prévue aujourd’hui pour faire le bilan de ce qui est déjà fait. Dans une déclaration médiatique, Meziane Djouzi, membre de ladite commission, a indiqué que cette commission mise en place le 23 mars dernier n’a depuis, jamais cessé de travailler avec, selon lui, un rythme de deux réunions par semaine, le lundi et le mardi et un rapport hebdomadaire remis à chaque fois au président de la chambre basse du Parlement, Brahim Boughali. C’est ce dernier qui avait annoncé l’installation d’une commission qui se chargera de l’élaboration d’un projet de loi criminalisant le colonialisme. Cette instance est composée de représentants des différents groupes parlementaires et ceux des commissions permanente de l’Assemblée. « Nous ne pouvons pas permettre que la vérité soit ignorée : La criminalisation du colonialisme n’est pas une option, mais un devoir national et moral envers nos martyrs et notre histoire », avait expliqué M. Boughali. Une fois cette commission aura finalisé son travail, il sera présenté au bureau de l’Assemblée, puis à la commission des affaires juridiques, avant d’être soumis au gouvernement pour approbation. Le travail de la Commission se poursuit alors que l’Algérie vient de célébrer le 63e anniversaire de l’indépendance du pays. Un évènement qui rappelle combien le prix de l’indépendance était très lourd et les crimes coloniaux en Algérie.
Il est attendu que la proposition de la commission parlementaire comporte une demande explicite adressée à l’État français pour reconnaître les crimes commis par les forces coloniales durant les 132 ans
d’occupation du pays .

Fateh H.