L’ONU a exigé hier mardi un accès immédiat et total pour les enquêteurs internationaux à l’ensemble de la bande de Ghaza afin de rassembler des preuves et de documenter de potentiels crimes de guerre.
Dans un communiqué, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est alarmé de l’exhumation de dépouilles appartenant à des familles entières ensevelies sous des sites rasés par les attaques israéliennes. Il a estimé que ces découvertes ne constituent que «la partie émergée de l’iceberg», pointant du doigt les destructions massives provoquées par les bombardements, les explosifs et les engins lourds.
Selon lui, de nombreuses zones contrôlées par l’armée sont continuellement nivelées au bulldozer, sans aucun respect pour la dignité des morts.
Le responsable onusien a insisté sur l’urgence de préserver les données médico-légales, d’identifier les victimes et de consigner les sites d’inhumation pour répondre au droit fondamental des familles à connaître la vérité. Il a par ailleurs dénoncé le refus d’Israël d’autoriser l’entrée d’équipements lourds indispensables au déblaiement.
L’ONU évalue à plus de 8 000 le nombre de disparus sous les ruines à Ghaza, dans un contexte humanitaire et judiciaire alarmant.
Le bilan global de la guerre atteint désormais 73 789 morts et 174 798 blessés depuis le 7 octobre 2023, une situation encore alourdie par les violations persistantes du cessez-le-feu conclu en octobre dernier.
M. M.
Crimes de guerre à Ghaza : L’ONU exige un accès total pour enquêter sur les charniers
