Colloque international: Paix au Sahel, «la diplomatie religieuse» comme facteur d’unité

La paix dans le Sahel n’est pas seulement le fruit de la diplomatie politique à proprement dit, mais aussi la mission des religieux des pays de la région, qui ont répondu favorablement à l’appel de l’Algérie qui a abrité, hier, un colloque scientifique de haut niveau.
«La diplomatie religieuse au Sahel : état des lieux et perspectives», est la thématique choisi pour l’événement organisé par le Haut Conseil islamique (HCI), en coordination avec la Ligue des oulémas, prédicateurs et imams des pays du Sahel, avec la participation de plusieurs personnalités religieuses et théologiens des pays voisins comme le Tchad, le Mali et la Mauritanie, entre autres.
Le doyen de la Mosqué d’Alger Mohamed El Mamoun El Kasmi El Hassani, a également était présent au colloque, ainsi que le président de l’APN, Ibrahim Boughali et le Conseiller du président de la République, chargé des affaires religieuses et des Zaouias. C’est dire de l’importance de ce colloque.
Après l’ouverture marquée par les discours du président du HCI, du secrétaire général Ligue des oulémas, prédicateurs et imams des pays du Sahel (LOPIS), et du Conseiller du Président Tebboune, la conférence scientifique modérée par le théologien Kamel Chekkat a vu l’intervention d’éminentes personnalités religieuses à l’image de Cheikh Alpha Daha Kounta, membre de la LOPIS. Cette dernière regroupe, faut-il le rappeler, l’Algérie, le Tchad, la Mauritanie, le Mali et le Niger.
Les intervenants ont mis en avant l’approche algérienne pour le règlement des conflits au Sahel, mettant en exergue l’harmonie entre les cultures et organisations sociales des pays qui partagent des frontières et dont les peuples sont unis par la langue, l’histoire et les traditions.
La religion s’impose ainsi comme un vecteur d’unité et de promotion de la tolérance et de l’entraide entre ces pays, pour le bien de leurs citoyens.
Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations locales afin de les prémunir contre l’extrémisme violent.
Des actions existent d’ailleurs sur le terrain pour combattre la radicalisation sous toutes ses formes. Conscient que la radicalisation en particulier dans le milieu des jeunes constitue un frein majeur
au progrès économique et à la stabilité des pays de la région, le représentant de la LOPIS a insisté sur
«la complémentarité des efforts et l’intégration des moyens de lutte dans les politiques de développement à long terme». En attendant les recommandations de ce colloque international, la diplomatie religieuse demeure un des leviers par lesquels les pays du Sahel entendent
instaurer la paix au profit de leurs populations.
Farid B.